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Par Bernard Carayon et Cédric Dubucq
Le 24 juillet 2026 à 18h21
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TRIBUNE - Google a évalué à 600 milliards d’euros la valeur des contenus produits par les éditeurs de presse en Europe, expliquent les avocats Bernard Carayon et Cédric Dubucq. Face à la prédation de firmes étrangères, notre droit possède une nouvelle arme, ajoutent-ils, mais encore faut-il l’utiliser.
Passer la publicitéBernard Carayon, avocat, ancien député, est l’auteur du rapport « Intelligence économique, compétitivité et cohésion sociale » (2003). Cédric Dubucq est avocat associé chez Bruzzo Dubucq.
Vingt-trois ans après le premier rapport parlementaire consacré à la guerre économique, celle-ci a changé de visage. Elle ne se joue plus seulement dans les OPA hostiles, l’espionnage économique et le pillage technologique. Elle se joue dans la violation méthodique du droit, érigée en modèle d’affaires. Et la France dispose désormais de l’arme pour y répondre.
En 2003, ce rapport, remis au premier ministre, annonçait que la guerre économique serait « sans images et sans visages ». On sourit alors, comme on sourit toujours en France devant ceux qui nomment les choses avant les autres. On appelait cela un appel au protectionnisme. Ce n’était que de la lucidité.
Vingt-trois ans plus tard, la guerre a des visages. Ils s’appellent Shein, Temu, AliExpress, Booking, et désormais les fournisseurs de modèles…


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