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Une nouvelle étape est franchie dans l’agrandissement du parc marin du Saguenay–Saint-Laurent. Québec donne son aval au tracé qui porte à 4500 km2 la superficie de l’aire protégée, soit 3,5 fois sa taille actuelle.
Les nouvelles limites du parc marin s’étendent donc de Saint-Jean-Port-Joli au parc national du Bic, sur la rive sud, et de Petite-Rivière-Saint-François à Longue-Rive, sur la rive nord, en plus de la section déjà protégée de la rivière Saguenay.

L’aire protégée passera d'une superficie de 1 245 km² à près de 4 500 km², un projet qui devrait permettre de protéger l’habitat naturel du béluga.
Photo : Radio-Canada / parc marin du Saguenay–Saint-Laurent
Québec a officiellement adopté un décret le 17 juin dernier. C’est maintenant au tour d’Ottawa de signer le décret qui officialisera ces nouvelles limites dans la loi fédérale sur le parc marin.
Un projet bien accueilli
Au cours des dernières semaines, le président du comité de coordination du parc, Émilien Pelletier, avait imploré Québec de faire avancer le projet avant les prochaines élections provinciales, qui auront lieu à l’automne prochain.
Pour lui, cette annonce tombe donc à point. [Parcs Canada] nous a affirmé qu’Ottawa signerait le décret dès l’automne, affirme-t-il. Maintenant, on ne voit pas vraiment d’embûche quelconque qui pourrait changer ça. L’année 2026, c’est la bonne!

Émilien Pelletier, président du comité de coordination du parc marin du Saguenay–Saint-Laurent. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada
La superficie du parc ayant plus que triplé, le comité de coordination devra élaborer un nouveau plan d’action. L'objectif sera d'assurer une collaboration étroite avec les gestionnaires du parc, tant à Québec qu’à Ottawa, pour instaurer les réglementations nécessaires, comme celles concernant l’observation des baleines et la vitesse des navires, entre autres.
Tout est nouveau, donc il va y avoir un nouveau territoire à bien définir et caractériser, ce qui n’est pas fait pour le moment sur l'ensemble du territoire.
D’ailleurs, cette expansion entraînera une restructuration du comité de coordination du parc. Afin d’intégrer les MRC de la rive sud touchées par le nouveau découpage, le nombre de membres passera de 9 à 16.
Protéger la faune marine
Comme annoncé en 2025, le projet d’agrandissement du parc marin du Saguenay–Saint-Laurent vise à mieux protéger l’habitat essentiel du béluga, une espèce en péril.

Des bélugas près de l'île Somerset, dans le passage du Nord-Ouest. (Photo d'archives)
Photo : Getty Images / David Merron
Selon le directeur scientifique du Groupe de recherche et d'éducation sur les mammifères marins (GREMM), Robert Michaud, l’annonce du ministère de l’Environnement est donc une bonne nouvelle.
Cet agrandissement-là nous ramène où on aurait souhaité être il y a presque 30 ans, lors de la création du parc marin, partage-t-il. Les nouvelles limites englobent tout ce qu’on reconnaît actuellement comme étant l’aire de répartition estivale des bélugas.

Président du Groupe de recherche et d'éducation sur les mammifères marins, Robert Michaud étudie les bélugas depuis des décennies. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Gilbert Bégin
Le véritable enjeu, pour l’avenir des bélugas, c’est qu’on apprenne à bien cohabiter, à faire des sacrifices dans le partage de cet habitat naturel, puis là, il est bien identifié.
Robert Michaud ajoute que l’agrandissement du parc marin viendra également assurer la santé de plein d’autres espèces marines dans son espace.
Avec la collaboration d’Isabelle Damphousse


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