NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Les biologistes du gouvernement du Québec préparent le grand retour de la pêche au bar rayé dans le fleuve Saint-Laurent, interdite depuis près de deux décennies. Le feu vert devra cependant venir d'Ottawa, où le dossier traîne en longueur depuis pratiquement sept ans.
Le ministère québécois de l'Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs (MELCCF) annonçait récemment l'adoption d'un premier plan de gestion du bar rayé pour la province.
Parmi les objectifs, Québec veut préparer l’ouverture de la pêche récréative au bar rayé de la population du fleuve Saint-Laurent, peut-on lire dans le document.
Au cours des prochains mois, les équipes ministérielles détermineront les modalités qui s'appliqueront, comme les limites de prise et de taille selon les zones de pêche et l'abondance de la ressource. À terme, on souhaite limiter les contraintes réglementaires à l’essentiel.

Mis à part quelques captures accidentelles, le bar rayé du Saint-Laurent n'est plus pêché depuis des décennies. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Lavoie
Indicateurs au vert
Le plan de gestion du Québec tient compte de deux populations distinctes de bars rayés, à savoir celle du sud du golfe du Saint-Laurent et celle du fleuve Saint-Laurent. La pêche sportive n'est actuellement permise que pour la première, notamment en Gaspésie.
La population du fleuve Saint-Laurent est quant à elle frappée d'une interdiction stricte depuis 2007.
Complètement disparu dans les années 1960 en raison de la surexploitation et des perturbations à son écosystème, le poisson n'avait pas été revu dans le fleuve avant sa réintroduction au début des années 2000.

Aire de répartition connue du bar rayé du Saint-Laurent
Photo : Pêches et Océans Canada
Les efforts du gouvernement du Québec ont aujourd'hui porté fruit. Tous les signaux sont au vert pour un retour d'une pêche sportive encadrée, selon Eliane Valiquette, biologiste et responsable de la gestion du bar rayé au MELCCFP.
On a une reproduction efficace, en continu, depuis au moins 2012. Avoir une reproduction efficace à toutes les années, c'est un bon indicateur que ça va assez bien, explique Mme Valiquette.
Les principales frayères de la population du fleuve Saint-Laurent se situent dans les régions de Québec et de Montmagny, bien qu’une partie de la population se reproduise dans la région de l’archipel du lac Saint-Pierre.
Source : MELCCFP
Résultat : la population bénéficie d'une structure d'âge complète, équilibrée dans le temps, un autre bon signal.
Certains individus ont même atteint l'âge magique de 15 ans, note la biologiste, ce qui laisse croire que de grands reproducteurs peuvent assurer une résilience de la population si cette dernière devait connaître une mauvaise année de recrutement.
La situation allait par ailleurs déjà bien en 2019. Le Québec avait alors cessé ses ensemencements afin de ne pas saturer l'habitat du Saint-Laurent. En plus de la découverte de nouvelles frayères, des captures accidentelles de bars rayés étaient déjà compilées jusqu'à Montréal par la Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs.
Ce sont des indicateurs qui nous laissent croire que la situation est bonne pour la population du fleuve Saint-Laurent. [....] Ce que le ministère souhaite, c'est que quand l'état des populations de poissons le permet et qu'il y a un intérêt pour l'exploitation, c'est qu'on puisse l'exploiter. C'est le cas pour le bar rayé.

Remise à l’eau d’un bar rayé par la biologiste Eliane Valiquette suite à l’implantation d’un émetteur acoustique
Photo : Ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques
Dès que possible, mais...
Le plan de gestion du gouvernement du Québec prévoit la mise en œuvre des modalités de pêche dès que possible. Or, il se pourrait que ce souhait de la province tarde encore à se réaliser.
Tout dépendra du gouvernement fédéral, qui a assujetti la population de bars rayés du fleuve Saint-Laurent à la Loi sur les espèces en péril au Canada. Malgré les données du Québec montrant une nette amélioration de son état, le statut légal du poisson demeure en voie de disparition aux yeux d'Environnement Canada.
La confusion entre le statut légal et scientifique de la population du fleuve Saint-Laurent est d'ailleurs totale. Lors de sa révision de 2019, le Comité sur les espèces en péril au Canada (COSEPAC) a déclaré que cette dernière était complètement éteinte.

Le statut légal et le statut scientifique du bar rayé font l'objet de débats depuis plusieurs années. (Photo d'archives)
Photo : Pêches et Océans Canada/Meghan Wilson
Selon les scientifiques, la population du Saint-Laurent ne peut être considérée comme la population historique ayant disparu dans les années 60. Le comité a plutôt déterminé que la population réintroduite devait être considérée comme distincte. Elle ne serait donc plus légalement protégée.
Plutôt que d'accepter la recommandation du COSEPAC, le conseil des ministres du gouvernement fédéral a demandé des précisions en 2021. Le COSEPAC repousse depuis l'évaluation des populations de bars rayés.
Dans son plan de gestion, le gouvernement du Québec entend contribuer à la démarche du gouvernement du Canada touchant l'évaluation de la situation de la population du fleuve Saint-Laurent et le processus de désignation inhérent à la Loi sur les espèces en péril.
Les délais sont cependant entièrement entre les mains du fédéral. Une fois que le COSEPAC aura procédé à la révision du statut de la population réintroduite, prévue en novembre prochain, le conseil des ministres du gouvernement de Mark Carney devra trancher. Cette étape pourrait prendre des années.


2 week_ago
12



























.jpg)






French (CA)