Au micro de Christine Kelly et vous sur Europe 1, ce mercredi 13 mai, Laurent Jacobelli, porte-parole du Rassemblement national, est revenu sur les propos politiques tenus par Kylian Mbappé dans Vanity Fair. Pour le député RN, le capitaine des Bleus a le droit de s’exprimer, mais son statut lui impose une responsabilité particulière.
Les prises de position de Kylian Mbappé continuent de faire réagir. Interrogé dans Christine Kelly et vous sur Europe 1, Laurent Jacobelli, porte-parole du Rassemblement national, a critiqué les propos du capitaine de l’équipe de France, qui a récemment évoqué ses inquiétudes politiques dans les colonnes de Vanity Fair, notamment sur une potentielle victoire du RN lors des prochaines éléctions présidentielles.
"Kylian Mbappé a recommencé, il a récidivé après avoir donné son opinion sur l’affaire Nahel", a-t-il estimé. Le député de Moselle reconnaît au joueur le droit de s’exprimer, mais considère que son statut dépasse celui d’un simple citoyen.
Laurent Jacobelli dénonce ce qu’il considère comme une différence de traitement dans le monde du football
"C’est un être humain, c’est un citoyen, il a le droit de s’exprimer. Mais enfin, ce n’est pas un citoyen comme les autres", a déclaré Laurent Jacobelli dans Christine Kelly et vous. Selon lui, Kylian Mbappé, en tant que capitaine des Bleus, "représente tous les Français sur tous les terrains de foot du monde".
Laurent Jacobelli estime ainsi que le joueur ne peut pas ignorer une partie de la population française. "Parmi les Français qu’il représente, que ça lui plaise ou non, il y en a à peu près 13 millions qui votent pour le Rassemblement national", a-t-il poursuivi dans Christine Kelly et vous sur Europe 1.
L’élu s’interroge aussi sur les conséquences de tels propos au sein même du vestiaire de l’équipe de France. "Dans l’équipe qu’il dirige, c’est un chef d’équipe, c’est un manager, il y a peut-être des footballeurs qui sont gênés de savoir que leur patron n’est pas d’accord avec leur vote", a-t-il avancé.
Enfin, Laurent Jacobelli dénonce ce qu’il considère comme une différence de traitement dans le monde du football. Selon lui, il serait accepté qu’un footballeur ou un artiste exprime des idées de gauche, mais beaucoup moins qu’il affiche une sensibilité favorable au Rassemblement national. Il cite notamment les exemples de Jimmy Cabot et Lucas Chevalier, qui auraient été critiqués après avoir relayé ou apprécié des contenus favorables au RN.


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