Ingérence ou non? L’intervention fin juillet de Maria Zakharova, porte-parole du Ministère russe des affaires étrangères, en faveur de l’initiative de Christoph Blocher sur la neutralité à la veille du lancement de la campagne, témoigne à tout le moins de la volonté de Moscou d’influencer l’opinion publique. En Suisse, comme ailleurs en Europe, le Kremlin dénonce une supposée fracture entre la population et les élites. Le Conseil fédéral et le parlement auraient trahi l’essence de la neutralité en reprenant les sanctions européennes visant la Russie. Le peuple doit rétablir la tradition. Voilà l’essentiel du message que fait passer Zakharova. Une immixtion qui conforte le camp du non dont l’un des slogans est «Non à l’initiative Poutine» et embarrasse le camp du oui, soucieux de ne pas apparaître comme une «cinquième colonne».
«Pro Suisse condamne toute ingérence étrangère dans les processus politiques suisses», indique son coordinateur pour la Suisse romande, Kevin Grangier, à propos des déclarations de Maria Zakharova. La Russie soutient-elle l’initiative? «Pro Suisse ne cherche aucun soutien à l’étranger, répond l’ancien président de l’UDC vaudoise. L’intervention d’officiels russes profite aux opposants de l’initiative qui peuvent ainsi condamner par association le texte de l’initiative sans devoir débattre du fond.»


3 day_ago
14





















.jpg)






French (CA)