NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Alors qu’un baleineau a été sauvé, jeudi dernier, au large du sud de l’île de Vancouver, une spécialiste des baleines appelle à davantage de prévention face à la recrudescence des empêtrements de baleines dans du matériel de pêche.
Le baleineau de Tempest, sa mère, traînait sur lui depuis plus d’un mois plus de 100 mètres de corde et une grosse bouée. Aperçu par des compagnies de tourisme de baleines, ce mammifère marin originaire du Mexique a été sauvé dans le détroit de Haro.
Paul Cottrell, coordonnateur du programme de sauvetage des mammifères marins pour Pêches et Océans Canada (MPO), explique que, depuis huit semaines, son équipe procède de un à deux sauvetages par semaine, ce qui correspond à la tendance de l’été dernier, où 32 empêtrements avaient été détectés.
Cette baleine se déplaçait à une vitesse assez élevée, de 3 à 4 nœuds, et elle entrait et sortait des eaux canadiennes et américaines. C'était donc assez compliqué.

L'équipe du MPO utilise un couteau attaché à une corde pour réussir à couper le matériel de pêche tout en gardant une certaine distance.
Photo : Fournie par le MPO
Le sauvetage a duré environ trois heures, sans anicroche, malgré le fait que la mère Tempest ait été très proche du baleineau tout au long de l’intervention. Les baleineaux sont beaucoup plus vulnérables au matériel [de pêche], explique Paul Cottrell.
Cette fois-ci, l’identification obligatoire sur ce matériel destiné à la pêche récréative aux crevettes a permis de remonter aux propriétaires sur la côte centrale, sur l’île Minstrel, à l’est de Port Hardy.
Augmentation de la présence des baleines
L’augmentation des empêtrements, dit Paul Cottrell, est en partie due à une histoire fantastique, qu'est l’augmentation de la présence des baleines dans les eaux de la Colombie-Britannique.
Jackie Hildering, cofondatrice de la Marine Education and Research Society (MERS), dit ne pas vouloir minimiser les bonnes nouvelles que sont les sauvetages de baleines empêtrées, mais souhaite alerter sur la situation.
Nos recherches, étayées par l'étude des cicatrices sur les baleines à bosse, montrent qu'environ la moitié d'entre elles ont survécu à des empêtrements et il ne s'agit là que de celles qui vivent assez longtemps pour être photographiées.
Son organisme encourage vivement tous les Britanno-Colombiens présents sur l’eau à suivre un cours gratuit de 90 minutes (nouvelle fenêtre) (en anglais) afin de savoir comment réagir face à des mammifères en détresse.

Depuis deux mois, la moyenne des sauvetages de baleines empêtrées dans du matériel est de un à deux par semaine, dit Paul Cottrell.
Photo : Fournie par le MPO
Nous avons une seconde chance avec les baleines à bosse, se réjouit Jackie Hildering, mais les collisions et les empêtrements constituent un problème majeur.
L'année dernière, un baleineau s'est retrouvé pris au piège à deux reprises en l'espace de quelques semaines, ajoute-t-elle.
Personne ne souhaite blesser une baleine, personne ne souhaite perdre son matériel de pêche. Et je pense que nous avons peut-être oublié qu’on a une seconde chance avec les baleines à bosse. Il était autrefois très rare de les apercevoir, car nous les chassions avec une telle intensité.
Certaines baleines libérées de filets ne sont jamais revues, regrette Jackie Hidlering. Cette baleine a été sauvée, mais va-t-elle survivre? Qu'en est-il de toutes les baleines dont on ignore l'existence?, se demande-t-elle.
Paul Cottrell assure de son côté que des chercheurs photographieront l'animal au fil du temps afin de s'assurer de sa bonne cicatrisation.
Dans le Pacifique, toute personne détectant un mammifère marin en détresse peut téléphoner au BC Marine Mammal Response Network au 1-800-465-4336.
Avec des informations de Claire Palmer et de l’émission On The Island


3 hour_ago
27



























.jpg)






French (CA)