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À quelques semaines de la rentrée scolaire au Manitoba, un expert en santé publique insiste sur l'importance d'immuniser les enfants âgés de 4 à 6 ans et de respecter les doses de rappel. Il souligne que les vaccins jouent un rôle crucial dans la prévention des formes graves de maladies, réduisant ainsi les risques d'hospitalisation.
Mahmoud Khodaveisi, médecin spécialiste en santé publique et médecine préventive à l'Office régional de Santé-Sud, rappelle que les enfants inscrits en maternelle ont besoin de doses de rappel pour deux types de vaccins combinés.
Il s'agit du vaccin contre la rougeole, la rubéole, les oreillons et la varicelle, ainsi que le vaccin contre le tétanos, la coqueluche, la poliomyélite et la diphtérie, dit-il.
Il note que ces rappels font suite aux doses initiales administrées à l'âge de 1 an pour le premier vaccin et à 18 mois pour le second.

Docteur Mahmoud Khodaveisi, médecin spécialiste en santé publique et médecine préventive à l'Office régional de Santé-Sud.
Photo : Radio-Canada
Le docteur Khodaveisi affirme qu'il est important de vacciner les enfants parce que l'immunisation demeure l'une des meilleures façons de prévenir les maladies contagieuses évitables, telles la rougeole, la coqueluche ou encore la méningite, en plus de réduire les risques de complications graves.
Le vaccin va prévenir l'hospitalisation, la pneumonie et d'autres symptômes ou des décès. Il y a aussi le fait qu'un enfant vacciné a moins de risque de contracter l'infection ou de la transmettre à d'autres personnes. C'est pourquoi on pense que le vaccin est le meilleur outil pour combattre les maladies infectieuses évitables, mentionne-t-il.
Il dit que les doses de rappel permettent également de s'assurer que l'enfant a une protection optimale quand il sera plus grand. L'expert en santé publique note que les cas de rougeole enregistrés au Manitoba proviennent de l'extérieur et il n'y a donc aucune éclosion dans la province.
Cependant, il indique que, parce que le taux d'immunisation a diminué, il y a plus de personnes sujettes à contracter la maladie.
Quand les premiers cas sont apparus, il y avait beaucoup plus de gens susceptibles de transmettre facilement la maladie. Je pense que 90 % des cas concernaient les personnes non immunisées, affirme-t-il.
Le docteur Khodaveisi ajoute que la plupart des cas ont été enregistrés dans la région de Santé-Sud parce que le taux d'immunisation y est plus bas comparé aux autres régions.
Le spécialiste déplore que la propagation de fausses informations, notamment sur les réseaux sociaux, qui influence certains parents et les rend plus réticents à faire vacciner leurs enfants. Il y en a qui pensent peut-être que la rougeole et la coqueluche sont des maladies bénignes. On était chanceux au Manitoba, on n'a aucun décès lié à la rougeole, mais ce n'est pas une maladie bénigne, insiste-t-il.
Il encourage ces parents à discuter avec les professionnels de santé pour obtenir des réponses à leurs questions. Le docteur Khodaveisi tient également à souligner qu'il y a un processus de sécurité et de validation des vaccins avant qu'ils ne soient proposés au public.


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