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Politique 17/08/2026 11:55 Actualisé le 17/08/2026 11:57
Plutôt Gabriel Attal ou Édouard Philippe pour 2027 ? Sur le thème du climat, Monique Barbut n’est convaincue par aucun des deux.

IDRISS BIGOU-GILLES / Hans Lucas via AFP
Monique Barbut, ici à le 19 juin 2026.
EN BREF • La ministre de la Transition écologique Monique Barbut préfère le programme de Jean-Luc Mélenchon sur le climat à ceux de Gabriel Attal et Édouard Philippe pour 2027.
• Elle critique les solutions technologiques simplistes sur le sujet.
• Après l’épisode de sa démission avortée, Barbut accuse certains élus macronistes de fragiliser sa position médiatique et politique.
Jean-Luc Mélenchon n’est « pas du tout la tasse de thé » de Monique Barbut. Mais malgré leurs divergences politiques, la ministre de la Transition écologique a décerné un petit satisfecit au candidat de la France insoumise pour 2027, estimant que son programme était le plus abouti sur la question climatique.
Dans une interview accordée à Libération ce lundi 17 août, Monique Barbut « reconnaît que Jean-Luc Mélenchon, qui n’est pourtant pas (sa) tasse de thé, est celui qui intègre le plus la question du climat dans ses propositions économiques et sociales ». Si elle juge « intéressantes » certaines propositions du candidat Renaissance Gabriel Attal, elle fustige « les responsables politiques qui n’ont qu’une approche technologique de la question environnementale ». « Ce n’est pas en sortant des tournevis, en comblant les fuites d’eau, en collant des clims à tout le monde ou en rasant nos forêts qu’on réglera les choses », poursuit-elle.
Sans le viser ouvertement, la ministre de la Transition écologique étrille ainsi une des propositions formulées par Gabriel Attal, qui, dans une interview à l’AFP le 9 août, prenait comme premier engagement sur la gestion de l’eau de lancer « la plus grande chasse au gâchis d’eau jamais menée » avec un « plan massif de résorption ». De son côté, la France insoumise s’est emparée de la thématique de l’eau avec sa proposition d’éco-régions - une refonte des régions françaises basée sur les cours des rivières et fleuves. Et sur X, le coordinateur national du mouvement Manuel Bompard n’a pas manqué de relayer la sortie de Monique Barbut : « Si même les ministres macronistes le disent… ».
Barbut règle ses comptes
Après un été compliqué marqué par sa démission avortée, Monique Barbut est restée discrète en dépit des séquences caniculaires et des feux de forêts dont la gestion relève en partie de son portefeuille. Elle ne fait ainsi pas partie des ministres qui accompagnent ce lundi Sébastien Lecornu au Porge, commune de Gironde détruite par les incendies.
Auprès de Libération, la ministre assure que son absence est « vue » avec le Premier ministre et dément toute tension. Pour autant, l’ancienne présidente de WWF et qui n’a jamais adhéré au parti Renaissance reconnaît avoir eu « des désaccords » avec le Premier ministre et n’hésite pas à s’en prendre à « certains, pourtant censés soutenir le gouvernement, (qui) ne nous aident pas toujours » sur les questions écologiques.
Avant d’enfoncer le clou vis-à-vis des élus macronistes en les accusant d’avoir contribué à la fragiliser sur le plan médiatique et politique. « Les articles publiés dans la presse cet été ne viennent pas que des oppositions… Je ne suis pas dupe. Certains aimeraient que je ne sois plus là », lâche-t-elle, tout en assurant qu’il « faudra encore (la) supporter. » Avec les macronistes non plus, l’heure n’est pas au partage d’une tasse d’infusion camomille.


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