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La firme japonaise a accepté le paiement d’une amende émise par la DGCCRF. Des dysfonctionnements avaient été constatés sur certaines manettes Joy-Con de la Nintendo Switch 1.

Photo by James Sheppard/Future via Getty Images
La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes a émis une amende de 35 millions d’euros à Nintendo pour pratique commerciale trompeuse.
Une amende salée. Le géant japonais du jeu vidéo Nintendo a accepté de payer 35 millions d’euros en France pour clore un litige lié aux dysfonctionnements des manettes de sa console Switch 1 entre 2018 et 2023, selon un communiqué publié ce lundi 8 juin.
La transaction a été conclue à la suite d’une enquête de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), qui a épinglé le groupe pour pratique commerciale trompeuse après une plainte déposée par l’association de consommateurs UFC-Que Choisir en 2020.
Le Service national des enquêtes (SNE) de la DGCCRF avait estimé que Nintendo of Europe avait commis une faute en « n’informant pas de manière loyale » les consommateurs sur les problèmes rencontrés par ses manettes. En l’occurrence, la panne baptisée « Joy-Con Drift », du nom de la manette de la Switch 1 appelée Joy-Con, occasionnait des mouvements inopinés dans les jeux, ce qui empêchait les consommateurs d’utiliser correctement leur machine.
« Deux causes sont (plus que vraisemblablement) à l’origine de la panne : une usure prématurée des circuits imprimés et un défaut d’étanchéité qui entraîne une quantité inquiétante de débris et poussières » à l’intérieur de la manette, avait jugé l’UFC-Que Chosir au moment du dépôt de sa plainte.
« Communication tardive et parcellaire »
« Le SNE de la DGCCRF a conclu que Nintendo n’avait communiqué qu’à partir de 2020 et non dès qu’elle a eu connaissance de ces dysfonctionnements », selon le communiqué commun du ministère du Commerce et du Tribunal judiciaire de Nanterre (Hauts-de-Seine). La Switch 1 avait été lancée en mars 2017.
« Cette communication tardive et parcellaire a porté sur le problème technique rendant certaines manettes de la Nintendo Switch 1 non réactives. Le SNE de la DGCCRF a considéré que cela avait contribué à dissuader les consommateurs de se tourner vers le service après-vente de Nintendo et conduit certains d’entre eux à racheter de nouvelles manettes », ajoute le texte, alors que le groupe japonais s’était en 2023 engagé à réparer gratuitement les accessoires défectueux.
Comptant parmi les consoles les plus populaires de l’histoire du jeu vidéo, la Switch s’est écoulée à quelque 155 millions d’exemplaires depuis sa commercialisation en 2017, non loin de la première place occupée par la PlayStation 2 de Sony lancée en 2000 et vendue à plus de 160 millions d’unités.


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