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Par Antoine Sillières, Le Figaro Lyon
Publié le 07/09/2026 à 12h47, mis à jour le 07/09/2026 à 13h14

Plusieurs retenus du centre de rétention administrative de Lyon Saint-Exupéry (Rhône) se sont rebellés samedi pour protester contre l’allongement de la durée de rétention de l’un d’eux. Un policier, légèrement intoxiqué par les fumées, a été hospitalisé.
Plusieurs départs de feu et deux intoxications. Le centre de rétention administrative (CRA) de Lyon Saint-Exupéry a connu un nouvel épisode de mutinerie, samedi. Situé à côté de l’aéroport rhodanien, en banlieue est de l’agglomération, il a vu plusieurs retenus se rebeller et allumer trois feux, dont un a nécessité une intervention conséquente des pompiers.
La situation a commencé à déraper à la mi-journée, plusieurs individus renversant leur plateau à la cantine du centre. Puis, en fin d’après-midi, un autre a mis le feu au matelas de sa cellule, après avoir pris le soin de recouvrir les caméras de vidéosurveillance. « La chambre a bien cramé », glisse une source policière au Figaro.
Allongement de la durée de rétention
Les fumées ont légèrement intoxiqué un policier et un agent de sécurité, qui ont été hospitalisés. La situation a nécessité l’intervention des pompiers de l’aéroport mais aussi de Meyzieu et Décines. Deux autres départs de feu ont ensuite été rapidement maîtrisés, sur un autre matelas puis une poubelle. Les retenus ont ensuite refusé de réintégrer le bâtiment et passé la nuit dehors avant de retourner dans le bâtiment au petit matin.
C’est la situation administrative « d’un ou deux » retenus qui aurait incité à l’émeute, indiquent plusieurs sources policières au Figaro. La loi ayant évolué au printemps dernier, elle permet désormais de porter le délai de rétention de 90 à 210 jours maximum pour les personnes jugées dangereuses. De quoi alimenter la tension dans les CRA, selon le syndicat Alliance, qui dénonce le manque de moyens humains et la « surexposition » des agents de la Police aux frontières.


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