NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Réservé aux abonnés
ENTRETIEN - L’ancien premier ministre, décédé ce lundi, était animé par une exigence absolue de mesure et de sérénité, estime l’historien*. Selon lui, cette attitude, qui tranche avec les usages de la politique contemporaine, a valu à Balladur d’être perçu à tort comme un monarque distant.
Passer la publicité* Pierre Manenti est historien de la Ve République et président du Conseil scientifique du Mémorial Charles de Gaulle. Son dernier livre s’intitule : « Le RPR. Une certaine idée de la droite » (Passés composés, 2026).
LE FIGARO. - Édouard Balladur est décédé ce lundi soir. Quel héritage laissera-t-il dans l’histoire et que retiendra-t-on de lui ?
PIERRE MANENTI. - L’histoire retiendra d’abord la figure d’un grand serviteur de l’État, dont l’élégance naturelle tranche singulièrement avec le bruit de la politique moderne. Édouard Balladur appartenait à cette aristocratie du mérite pour laquelle le pouvoir n’est pas un spectacle, mais une charge sacrée. Né à Smyrne, il vouait aux institutions de la Ve République un respect quasi religieux. Sa culture politique s’est forgée dans les coulisses de la République, à l’ENA puis au Conseil d’État, enfin dans les cabinets de Matignon et de l’Élysée.
On l’a cependant trop souvent caricaturé sous les traits d’un « marquis » distant…


4 day_ago
92



























.jpg)






French (CA)