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Une "observation rarissime" a été faite près de l'île de Ré, en Charente-Maritime cet été, par un plongeur et photographe qui a observé 500 requins sur la côte Atlantique.
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Par Margot Delpech Publié le 2 sept. 2026 à 6h04
C’est une « observation rarissime. » Au mois d’août, un rassemblement d’environ 500 requins-hâ a été identifié sur la côte Atlantique, tout près de l’île de Ré, en Charente-Maritime. Grâce aux images de Gaël Contal, l’association pour l’étude et la conservation des Sélaciens a pu le confirmer : il s’agit bien d’un requin côtier, bien reconnaissable.
Pour le photographe aquatique passionné, « c’était juste dingue », confie-t-il à Actu La Rochelle, alors qu’il se trouvait vers Portes-en-Ré.
Il y avait des dizaines et des dizaines de requins. Je suis resté à distance, c'est une espèce inoffensive et craintive. Je ne voulais pas les faire fuir. Les surfeurs m'ont prévenu et je me suis rendu là-bas, me disant que si j'en voyais un c'était bien...Mais là, c'était vraiment dingue.
Une espèce « extrêmement vulnérable »
Une espèce « extrêmement vulnérable car cette espèce a une maturité sexuelle tardive et une fécondité relativement faible », appuie le parc naturel marin.
Son statut est d’ailleurs alarmant : classé en danger critique d’extinction à l’échelle mondiale (UICN, 2020) et vulnérable en Europe et en Méditerranée, il fait l’objet d’une protection internationale (CMS, convention de Barcelone, Sharks MoU).
Une concentration de cette ampleur n'est quasiment jamais recensée : un événement remarquable pour la biodiversité marine de nos côtes !
Le requin-hâ, un requin côtier des eaux tempérées
Le requin-hâ (Galeorhinus galeus) est un requin côtier des eaux tempérées, présent de la Manche à la mer du Nord en passant par l'Atlantique. Il fréquente les plateaux continentaux et insulaires, souvent à proximité des côtes mais aussi parfois au large, jusqu'à 800 mètres de profondeur. Il se nourrit principalement de poissons, céphalopodes et crustacés.
Mieux connaître les espèces sur la côte

Pour le parc, ce type de signalement « montre à quel point l’implication de chacun peut compter pour mieux connaître et protéger ces espèces, souvent méconnues et injustement redoutées. De la famille des élasmobranches, plusieurs requins (et raies) évoluent dans les eaux du Parc. » D’ailleurs, une page consacrée aux observations locales est mise en place. Si vous faites une découverte, vous pouvez le faire savoir ici.
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