NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Pourrait-on former des dentistes en région et ainsi, tenter d'atténuer la pénurie qui sévit actuellement au Québec? La délocalisation de la formation fait partie des solutions envisagées par le gouvernement provincial et est même recommandée par l'Organisation mondiale de la Santé, mais est-elle réaliste?
Pour le moment, seules deux universités francophones offrent le programme d’étude dans la province. Il s’agit de l’Université Laval à Québec et l’Université de Montréal. L’Université McGill dispense, quant à elle, la formation en langue anglaise.
L’Université Laval ne prévoit pas développer un campus délocalisé en médecine dentaire à Rimouski. La mise en place d’un tel projet dépendrait d’une volonté explicite du gouvernement du Québec et d’un soutien financier approprié, écrit le porte-parole de l’institution Simon La Terreur.
Le département des communications ajoute que le déploiement de l’antenne de la Faculté de médecine à Rimouski et à Lévis avait été rendu possible grâce à un soutien financier substantiel du gouvernement.
Celui-ci avait exprimé une volonté claire d’augmenter le nombre de médecins formés et a consenti les investissements nécessaires pour atteindre cet objectif, ajoute M. La Terreur.
Encourager les stages hors des grands centres
Pour sa part, l’Université de Montréal confirme ne pas avoir pour projet de développer une faculté de médecine dentaire hors campus. À l’instar de l’Université Laval, elle entend plutôt miser sur le développement des stages en région.
Ainsi, à compter de la fin du mois de mai, un peu moins de la moitié de sa cohorte de quatrième année, soit 32 étudiants sur 75, effectueront leur stage dans des bureaux privés à l’extérieur des grands centres.

Les deux facultés de médecine dentaire francophone du Québec encouragent les stages en régions, notamment au moyen d'incitatifs financiers. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada
Les stagiaires qui ont choisi Rimouski, la Baie-des-Chaleurs, la Manicouagan ou Amos, par exemple, reçoivent une bourse de 2000 $ pour faciliter leurs déplacements.
La porte-parole de l’Université de Montréal, Geneviève O’Meara, mentionne que la somme provient de partenaires philanthropiques et d’un programme de l’Association des chirurgiens-dentistes du Québec (ACDQ). Il a été créé en 2017 pour encourager les futurs diplômés à pratiquer en région pour contrer la pénurie de dentistes.
L’Université du Québec à Rimouski (UQAR) rappelle que la délocalisation du doctorat en médecine dentaire implique de nombreux partenaires. L’administration indique qu’elle sera à l’écoute s’il y a une volonté de donner vie à ce projet.
Cinquante dentiste manquants au Bas-Saint-Laurent
Les enjeux d’accès aux soins buccodentaires demeurent préoccupants dans plusieurs régions, dont le Bas-Saint-Laurent, selon l’Association des chirurgiens dentaires du Québec.
L’ACDQ réclame depuis longtemps des actions concrètes du gouvernement du Québec afin de mieux répondre aux défis d’accès aux soins et espère surtout que le gouvernement se donnera rapidement les moyens nécessaires pour passer à l’action, mentionne sa présidente, Dre Marie-Claude Desjardins.
Selon les données de l’Ordre des dentistes du Québec, le Bas-Saint-Laurent compte actuellement 83 dentistes.
Puisque la moyenne canadienne est d’environ 65 dentistes pour 100 000 habitants, il manquerait actuellement près de 50 dentistes dans la région pour atteindre un ratio comparable à celui du Canada.

Des patients du Bas-Saint-Laurent doivent faire plusieurs heures de route et se rendre dans une autre région pour consulter un dentiste. (Phot d'archives)
Photo : Getty Images / izusek
Le ministère de la Santé et des Services sociaux pilote un comité permanent sur la planification et la répartition des effectifs dentaires au Québec, créé en 2024-2025 pour que des mesures concrètes soient mises en place.
Dans une réponse écrite, la direction des communications du MSSS indique que toutes les options sont et seront évaluées afin de déterminer les meilleures solutions pour assurer un accès équitable aux soins, dont la délocalisation de la formation.
Cependant, le ministère fait aussi valoir que la problématique actuelle relative au recrutement de professeurs et chargés de cours dans les facultés de médecine dentaire devra également être traitée afin qu’un tel projet puisse voir le jour.
Les coûts associés à la création d'une faculté de médecine dentaire à Rimouski sont inconnus, puisque personne ne s'est réellement penché sur cette option.
La construction du pavillon de médecine qui jouxte l’hôpital régional de Rimouski a coûté 27 millions de dollars. Entre le moment où l’idée d’enseigner la médecine au Bas-Saint-Laurent et dans Chaudière-Appalaches a été évoquée et l’arrivée de la première cohorte, il s’est écoulé quatre ans.
Pour la création de la faculté de médecine vétérinaire à Rimouski, en partenariat avec l’Université de Montréal, il a fallu cinq ans de travail et 53 millions de dollars pour construire les locaux nécessaires.


1 month_ago
54



























.jpg)






French (CA)