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La première partie de l'audience publique sur le projet de parc éolien Pohénégamook–Picard–Saint-Antonin–Wolastokuk 2 (PPAW 2) a attiré un peu plus d’une quarantaine de personnes mardi soir à Rivière-du-Loup.
Le projet, d'une capacité de 291 mégawatts, comprendrait 51 éoliennes. Elles seraient érigées sur les territoires de Saint-Honoré-de-Témiscouata, de Saint-Hubert-de-Rivière-du-Loup, de Pohénégamook, de Saint-Antonin et de Saint-François-Xavier-de-Viger.
Selon Maryse Tremblay, gestionnaire principale pour les relations autochtones et communautaires d’Invernergy, 66 % des éoliennes de ce projet se retrouveraient en terres publiques.
Le chantier pour la construction de ce parc éolien pourrait débuter en 2027 avec différents travaux de déboisement.
Les promoteurs de cet éventuel projet de parc éolien souhaitent une mise en service en décembre 2029.
Pour le président de l'Alliance de l'énergie de l'Est, Michel Lagacé, certains gains d'efficacités pourraient être visibles pour ce projet qui sera situé tout juste à côté du projet Pohénégamook—Picard—Saint-Antonin-Wolastokuk 1.

Michel Lagacé est le président de l’Alliance de l’énergie de l’Est.
Photo : Radio-Canada / Martin Toulgoat
Il avance que la vaste majorité des personnes rencontrées en préparation de ce projet de parc éolien sont en faveur de sa réalisation.
Selon lui, la participation des communautés dans de nombreux parcs éoliens permet d'obtenir de nombreuses retombées financières pour les communautés touchées.
Au début des années 2000, c'était des parcs à 100 % privés, ce qui n'est plus le cas maintenant!
Au total, 13 personnes se sont prévalues du droit de poser une question aux intervenants présents lors de la rencontre de mardi.

Les personnes présentes ont pu poser des questions aux promoteurs du projet PPAW2 ainsi qu'aux experts présents dans la salle.
Photo : Radio-Canada / Patrick Bergeron
Parmi les enjeux abordés par les participants : l’impact du déboisement pour la construction des parcs éoliens, la capacité de lutter contre d’éventuels feux de forêt près de ces parcs, l’impact de ces parcs pour d’éventuelles interventions d'épandages aériens pour lutter contre des maladies, comme la tordeuse des bourgeons d’épinettes.
Les retombées économiques réelles pour les municipalités et les régions touchées par ses parcs ont également été l'objet de questions. Uniquement pour le projet de PPAW 2, les promoteurs évaluent à 300 M$ les retombées sur une période de 30 ans.
Demande pour une évaluation régionale

Le directeur général du Conseil régional de l'environnement du Bas-Saint-Laurent, Patrick Morin
Photo : Radio-Canada / Patrick Bergeron
De son côté, le directeur général du Conseil régional en environnement du Bas-Saint-Laurent, Patrick Morin, est revenu à la charge avec sa demande pour une évaluation sectorielle ou régionale, ce qui permettrait d’évaluer l’impact de l’ensemble des parcs éoliens actuels et des projets à venir.
Selon lui, le développement de la filière éolienne se fait à grande vitesse et l'impact de ce développement est présentement étudié par projet et non pas dans son ensemble.
Ça nous permettrait de mettre des balises pour ne pas planter l'éolienne de trop et de déterminer les paysages que l'ont voudrait protéger, les corridors migratoires pour les oiseaux à préserver et les endroits où le développement éolien serait incompatible.
Et, selon lui, la décision de tenir une telle évaluation régionale doit provenir d'Hydro-Québec.
Deux séances ajoutées
Devant le nombre élevé de participants, les organisateurs des séances d'informations ont décidé de prolonger leurs travaux. Deux autres séances auront lieu mercredi, en après-midi et en soirée, toujours à Rivière-du-Loup.
Par la suite, les intervenants qui souhaitent déposer un mémoire devant les commissaires du BAPE auront quelques semaines pour se préparer.
La deuxième partie de l'audience publique sur ce projet aura lieu à partir du 11 août.
Les recommandations du BAPE devront être déposées au plus tard le 13 novembre.
Le ou la ministre de l'Environnement aura près de deux semaines pour rendre public ce rapport.


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