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Par Paulin Césari, pour Le Figaro Magazine
Le 2 juillet 2026 à 06h30
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LA MINUTE PHILO - On voit par là comment l’effacement de la figure humaine pourrait fort bien être l’horizon du temps présent.
« Je suis horrifiée par les gens qui veulent mettre la clim’ partout. Vous croyez que ça va éviter un feu de forêt ? Vous croyez que ça va éviter la mort des animaux ? Vous croyez que ça va éviter quoi ? Rien… Rien… » C’est en ces termes que Monique Barbut, ministre de la Transition écologique, nous a fait part de son irritation. Ce souci de l’animal et du végétal est respectable, mais quid de l’humain ?
Soyons justes, elle en a parlé, mais du bout des lèvres et en dernier lieu. Comme si l’humain n’était pas la première chose qui lui venait à l’esprit. Comme s’il était relégué tout en bas de l’échelle des êtres. Cette rétrogradation du bipède animé semble être de saison. Les apôtres de l’IA, pour d’autres raisons, concluent de même. Ayant réduit l’intelligence à la raison calculante, ils en déduisent à juste titre que l’homme n’étant qu’une calculatrice imparfaite, il est condamné à l’obsolescence par les progrès de l’IA.
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