Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

On pensait que la tourbe du Pas-de-Calais gardait son carbone pour toujours : autour de Saint-Omer, ce qui s’accumule sous l’eau depuis près de mille ans commence à remonter

2 week_ago 53

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

Imaginez un sol qui respire au ralenti depuis près de mille ans, accumulant patiemment du carbone couche après couche, sans jamais le relâcher. C’est exactement ce que fait la tourbe depuis le Moyen Âge dans certaines zones humides du Pas-de-Calais, et particulièrement autour du Marais audomarois. Pendant des siècles, ce paysage discret a joué un rôle de gardien silencieux du climat, en enfermant sous ses eaux stagnantes des tonnes de matière organique. Mais voilà que ce mécanisme, que l’on croyait immuable, s’inverse sous nos yeux. Et ce que révèlent les scientifiques sur ce phénomène a de quoi surprendre, tant il contredit l’image d’Épinal d’une tourbière éternellement protectrice.

À retenir

  • Le Marais audomarois accumule du carbone depuis le Moyen Âge grâce à ses sols saturés d’eau privés d’oxygène.
  • Le drainage lié à l’agriculture et à la sylviculture a déjà rendu inactives environ 40 % des tourbières, provoquant le relargage du carbone sous forme de CO2.
  • Une meilleure gestion hydrique, via la restauration des niveaux d’eau naturels, pourrait permettre de réduire significativement les émissions mondiales de CO2 issues des tourbières drainées.

Neuf siècles de carbone piégé sous l’eau

Le Marais audomarois, situé autour de la ville de Saint-Omer, dans le Pas-de-Calais, n’est pas une zone humide comme les autres. Reconnu site Ramsar depuis 2008 pour son intérêt écologique majeur, il s’étend sur environ 22 300 hectares, un territoire façonné par une géographie singulière, à la croisée de la plaine côtière, de la Flandre intérieure et des collines de l’Artois. Cette position charnière lui confère une richesse biologique remarquable, mais elle explique aussi pourquoi la tourbe a pu s’y accumuler pendant des siècles sans être perturbée.

À l’échelle nationale, la France abriterait environ 100 000 hectares de tourbières, selon les données répertoriées par la Fédération des Conservatoires d’espaces naturels. Pour donner une idée de l’ampleur du stockage, une tourbière de deux mètres d’épaisseur peut contenir jusqu’à 1 400 tonnes de carbone par hectare. C’est un chiffre qui donne le vertige quand on le rapporte à l’échelle du Marais audomarois : depuis l’époque médiévale, ce sol gorgé d’eau a fonctionné comme une véritable caisse forte à carbone, emprisonnant la matière organique avant même qu’elle ne se décompose complètement.

Quand l’eau se retire, le piège s’inverse

Le secret de la tourbe, c’est justement l’absence d’oxygène. Tant que le sol reste saturé en eau, la matière organique ne se décompose pas normalement, elle se fossilise lentement, emprisonnant le carbone pour des centaines, voire des milliers d’années. Mais dès que l’on draine ce type de milieu, tout change radicalement. En présence d’air, la tourbe se minéralise et se décompose, et le carbone qu’elle contenait se transforme en CO2, qui s’échappe alors dans l’atmosphère.

C’est précisément ce mécanisme, documenté par les experts de Ramsar France, qui inquiète aujourd’hui. Le drainage lié à l’agriculture et à la sylviculture aurait déjà rendu inactives environ 40 % des tourbières, qui n’accumulent donc plus ni tourbe ni carbone. Le phénomène n’est pas anecdotique : à l’échelle mondiale, ce relargage lié à la minéralisation de la tourbe drainée est estimé entre 2 et 3 gigatonnes de CO2 par an, un volume comparable aux émissions de pays industrialisés entiers.

Le marais audomarois, un paysage façonné par l’homme qui se retourne contre lui

Ce qui rend l’histoire du Marais audomarois particulièrement révélatrice, c’est qu’elle illustre parfaitement l’ambivalence de l’action humaine sur ces milieux. Pendant des générations, les habitants ont drainé les zones humides par souci d’assainissement, ou tout simplement pour libérer des terres cultivables. La tourbe elle-même a longtemps été extraite comme combustible, une pratique qui s’est poursuivie pendant des décennies avant que l’on ne comprenne les conséquences écologiques d’une telle exploitation.

Le Conservatoire d’espaces naturels Centre-Val de Loire résume bien ce basculement : lorsque la tendance hydrique s’inverse, généralement à cause du drainage, c’est la fin de la tourbière telle qu’on la connaissait. Le milieu s’assèche progressivement, la décomposition de la matière organique fossilisée reprend son cours, et le carbone patiemment stocké depuis des siècles s’échappe sous forme de quantités considérables de CO2. Le Marais audomarois n’est donc pas un cas isolé : d’autres tourbières françaises, comme le Marais Vernier dans l’Eure, le Marais de Saint-Gond dans la Marne, ou encore le Marais de Lavours dans l’Ain, connaissent des dynamiques similaires, à des degrés variables selon les pressions humaines qu’elles subissent.

Ce que ce basculement raconte de l’avenir des tourbières françaises

Le cas du Pas-de-Calais s’inscrit dans une dynamique bien plus large, et malheureusement préoccupante. À l’échelle mondiale, les tourbières pourraient basculer de puits de carbone à véritables sources d’émissions d’ici la fin du siècle, un renversement déjà observé en Suisse. Ce changement de statut, d’allié climatique à contributeur au réchauffement, constitue l’un des paradoxes les plus frappants de la crise environnementale actuelle : des écosystèmes qui ont mis des siècles à stocker du carbone peuvent le relâcher en seulement quelques décennies.

Des travaux internationaux, menés notamment par l’INRAE en collaboration avec l’Université de Bonn, se sont penchés sur cette problématique en tentant d’estimer les émissions de carbone liées au drainage des tourbières agricoles sur le dernier millénaire. Les conclusions convergent vers une même piste d’action : une meilleure gestion hydrique de ces sols, notamment via la restauration des niveaux d’eau naturels, pourrait réduire significativement les émissions mondiales de CO2. Autrement dit, il ne s’agirait pas seulement de préserver les tourbières encore intactes, mais aussi de réhumidifier celles qui ont été drainées, pour espérer inverser, au moins partiellement, la tendance.

En ce début d’automne, alors que les paysages du Pas-de-Calais retrouvent leurs teintes humides caractéristiques, le Marais audomarois continue silencieusement d’écrire son histoire. Ce territoire, façonné par des siècles d’interactions entre l’homme et l’eau, rappelle à quel point nos décisions les plus anciennes peuvent avoir des répercussions insoupçonnées sur le climat actuel. La question qui se pose désormais n’est plus seulement de savoir combien de carbone ces sols ont stocké depuis le Moyen Âge, mais si nous serons capables de leur redonner les conditions nécessaires pour qu’ils redeviennent, un jour, les alliés climatiques qu’ils ont longtemps été.

Brice L.

Rédigé par Brice L.

Brice est un journaliste passionné de sciences. Il collabore avec Sciencepost depuis plus d'une décennie, partageant avec vous les nouvelles découvertes et les dossiers les plus intéressants.

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway