Oui, l’on peut et l’on doit critiquer le gouvernement israélien: aucun gouvernement n’est au-dessus du jugement. Depuis trois ans, les médias et le débat public le font abondamment. Une analyse de 14,7 millions d’articles relève une attention internationale exceptionnellepar son intensité et sa durée. Pourtant, la chronique d’Anne-Sylvie Sprenger (LT du 01.09.2026) insiste d’abord sur la difficulté de critiquer Israël sans contre-feu intimidant. Elle reconnaît qu’une parole critique «saine» a émergé, mais cela n’efface pas la place centrale donnée à l’entrave supposée.
Surtout, elle demande aux autorités religieuses juives d’ici de parler, qualifie leur silence de «coupable» et affirme que leur condamnation seule pourrait mettre fin à la justification, forcement impossible, des actes israéliens.


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