Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

On enseigne depuis des siècles que les statues grecques étaient blanches : sous les rayons X, elles sont méconnaissables

1 month_ago 152

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

Le marbre blanc des statues grecques ? Un malentendu vieux de trois siècles. Sous les rayons X et les lumières ultraviolettes des laboratoires modernes, l’Athéna Parthénos, les guerriers d’Égine ou la korè en péplos de l’Acropole se révèlent couverts de rouge, de bleu intense, de vert malachite et de jaune ocre. Ce que nous prenons pour la pureté de l’Antiquité n’est, en réalité, que le résidu d’un pillage esthétique commis à l’ère néoclassique.

À retenir

  • Les statues grecques étaient peintes de la tête aux pieds, pas blanches comme on nous l’enseigne
  • Un seul homme, Winckelmann, a réinventé l’Antiquité en marbre blanc au XVIIIe siècle
  • Trente ans de recherches aux rayons X ont reconstruit la véritable palette chromatique des anciens

Sommaire

  1. Des dieux bariolés, pas des fantômes de marbre
  2. Winckelmann, ou comment un homme a blanchi l’Antiquité
  3. Trente ans de rayons X pour reconstruire la vérité
  4. Un tabou qui dérange encore

Des dieux bariolés, pas des fantômes de marbre

Les statues antiques grecques et romaines que l’on croyait blanches étaient polychromes : peintes de plusieurs couleurs ou modelées avec plusieurs matériaux. Ce n’est pas une hypothèse de travail. C’est une certitude scientifique, confirmée par des décennies d’analyses sur les œuvres elles-mêmes.

Vinzenz Brinkmann et Ulrike Koch-Brinkmann ont démontré leur méthodologie en combinant archives anciennes, observations macroscopiques et analyses par fluorescence X. Résultat concret : ces statues étaient peintes de la tête aux pieds, notamment les ornements et attributs qui leur étaient associés, diadèmes, bijoux, fleurs. Pas une touche de couleur ici ou là. Une palette entière, appliquée avec une précision d’orfèvre sur chaque pli de vêtement, chaque mèche de chevelure.

Les pigments identifiés sont ceux que l’on retrouve dans les différentes publications sur cette thématique : malachite, ocre jaune, azurite, ocre rouge, cinabre, hématite, bleu égyptien, réalgar et orpiment. L’azurite pour le bleu, qui mélangée à de la malachite donnait du vert ; l’ocre pour des nuances brun-rouge ou orangées ; le cinabre ou le tétroxyde de plomb qui donnaient une couleur rouge ; le calcium, le silicium et le cuivre donnaient le fameux bleu égyptien. Un arc-en-ciel minéral, extrait de pierres semi-précieuses et de terres naturelles. Rien à voir avec la sobriété froide que l’on admire aujourd’hui dans les salles du Louvre ou du British Museum.

Le Sarcophage d’Alexandre, pièce maîtresse de cet inventaire coloré, en est l’exemple le plus saisissant. Ce sarcophage provenant de Sidon, daté de 320 av. J.-C., voit ses reliefs représenter un combat entre Grecs et Perses. Le détail des yeux du cavalier identifié comme Alexandre le Grand, coiffé de la léonté, est particulièrement frappant : iris, pupille et cils sont peints en rouge avec une très grande finesse, et ces éléments n’ont même pas été préalablement sculptés. La peinture seule créait le réalisme anatomique.

Derrière ce mythe, un seul homme porte une responsabilité écrasante. Johann Joachim Winckelmann (1717-1768) est un théoricien capital dans la construction de la sensibilité artistique occidentale face à l’art antique. Son œuvre majeure, publiée en 1764, insiste sur la beauté du marbre blanc et réfute la présence de la polychromie, alors même qu’elle est directement visible et qu’il la décrit. Ce paradoxe mérite qu’on s’y arrête : Winckelmann voyait les traces de couleurs. Il a choisi de les ignorer.

Winckelmann rejette la nature sensuelle de l’art et invente le « beau antique » en marbre blanc, ignorant comme ses contemporains qu’il était revêtu de polychromie, une esthétique fondée sur l’idéalisation de la réalité. C’est à lui que l’on doit, au XVIIIe siècle, la formalisation de ce mythe fondateur de l’Occident : « Un beau corps sera d’autant plus beau qu’il sera blanc ». Cette phrase, prononcée par celui que beaucoup considèrent comme le père de l’histoire de l’art, a pesé sur deux siècles d’enseignement.

Le mouvement néoclassique s’est engouffré dans cette brèche avec une efficacité redoutable. Les œuvres ramenées par les archéologues étaient immaculées, ayant perdu leur peinture d’antan, et les esprits des XVIIIe-XIXe siècles ont conçu l’image d’une Grèce sans couleur, avec du marbre blanc, des visages inexpressifs et des yeux vides. Une Grèce de fantasme, projetée sur des objets mutilés par le temps, puis transformée en idéal universel de beauté. La perception presque monochrome de l’Antiquité classique par les Modernes tient aux lacunes des sources, mais aussi à la prédilection pour le marbre blanc des statues chez Winckelmann, inventeur de l’histoire de l’art grec.

Trente ans de rayons X pour reconstruire la vérité

C’est à la Glyptothèque de Munich que fut organisée, en décembre 2003, la première exposition intitulée Bunte Götter (« Les Dieux bariolés »), grâce aux travaux de Vinzenz Brinkmann et Ulrike Koch-Brinkmann, marqués par ceux, pionniers, de Volkmar von Graeve depuis les années 1960 sur la polychromie de la sculpture grecque. Depuis, cette exposition itinérante a été reproduite vingt-trois fois au sein d’institutions prestigieuses d’Europe, d’Amérique du Nord et d’Amérique du Sud.

La méthode des Brinkmann combine plusieurs technologies complémentaires. Les recherches sur la polychromie ont progressé depuis les années 1990, grâce à des programmes mobilisant des moyens d’investigation de plus en plus perfectionnés, permettant de détecter la présence de vestiges de couleur et d’analyser la composition physico-chimique des pigments. On connaît ainsi la richesse de la palette utilisée : bleu égyptien, goethite, hématite, malachite, noir de carbone, blanc de plomb, cinabre, azurite, laque de garance. La technique la plus courante consistait à appliquer les pigments à la détrempe, avec un liant organique, directement sur la surface de l’objet ou sur un engobe blanc servant de couverture préalable.

La lumière rasante (« raking light ») complète le dispositif. Parce que différentes peintures s’usent à des taux différents, la pierre est soulevée à certains endroits, protégée de l’érosion par son ancienne couche de peinture, et abaissée dans d’autres, rendant des motifs élaborés visibles à l’œil. La statue ne ment pas. Elle garde, dans ses reliefs microscopiques, la mémoire exacte de ce qu’elle fut.

Un exemple concret résume tout le projet. Au centre du fronton du temple d’Aphaia à Égine, Athéna armée portait une égide recouverte de plus de mille écailles peintes, bordée de serpents représentés verts avec des yeux et une bouche rouges, tandis que les écailles sur la cape étaient bleues, vertes et rouges délimitées par du jaune. Cette statue que les manuels scolaires présentent comme une silhouette blanche austère était, dans les faits, un objet visuel d’une densité chromatique proche d’une mosaïque byzantine.

Un tabou qui dérange encore

Bien que les archéologues sachent depuis près de 200 ans que les sculptures et les temples antiques étaient peints, la recherche concernant la polychromie de la statuaire antique est demeurée un véritable tabou au XXe siècle. La résistance n’est pas que scientifique. Elle est culturelle, presque identitaire. L’image de la Grèce blanche s’est si profondément incrustée dans la représentation occidentale de la civilisation que la contredire revient, pour certains, à défaire quelque chose de fondateur.

Les reconstitutions des Brinkmann ont souvent déclenché une réaction de rejet. Voir ces statues classiques reproduites avec des couleurs vives semble tape-à-l’œil et presque obscène pour nous aujourd’hui, parce que nous attendons de la statuaire grecque qu’elle porte cet air digne et ce blanc immaculé. Mais ce malaise révèle davantage nos propres conditionnements qu’une quelconque vérité historique. Pour les Anciens qui peignaient ces œuvres, les couleurs vives signalaient l’opulence : les esclaves portaient des étoffes brutes et non teintes, les gens aisés des couleurs ordinaires, et les très riches des teintes dites « royales ». Peindre une statue en bleu égyptien, pigment coûteux et difficile à produire, était un acte de prestige, pas de mauvais goût.

Une dernière donnée, rarement mentionnée, éclaire l’ampleur du problème : la statue funéraire de Phrasikleia, jeune femme morte avant d’avoir pu se marier, a été retrouvée dans une belle robe rouge rehaussée de décors peints et dorés. Datée des années 530 avant notre ère, elle a été découverte à Merenda en Attique en 1972. Préservée par l’enfouissement, elle témoigne de ce que les musées du monde entier nous montrent sans le savoir : le négatif d’une réalité disparue, l’empreinte creuse d’une civilisation que nous avons remodelée à notre image.

Sources : journals.openedition.org | polychromieblog.wordpress.com

Yohan D

Rédigé par Yohan D

Vulgarisateur scientifique depuis plus de dix ans, je m’intéresse à la géographie, aux technologies et à l’environnement. J’espère attirer votre attention sur des sujets captivants !

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway