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Les autorités américaines enquêtent pour déterminer si la chaîne de restauration rapide Taco Bell ne serait pas à l'origine d'une épidémie de diarrhée, rapporte le site Futurism. La maladie, causée par le parasite Cyclospora, a désormais atteint 34 États et infecté près de 7.000 personnes, selon les Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC).
Le symptôme principal? Des diarrhées aqueuses et fréquentes qui touchent notamment le Michigan, l'épicentre de l'épidémie avec plus de 3.700 cas recensés. Cette infection, rarement mortelle, se transmet par de l'eau ou des aliments contaminés, généralement durant l'été.
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Les soupçons pesant sur Taco Bell ont émergé après que plusieurs restaurants de la chaîne, dans l'État du Michigan, ont commencé à retirer certains ingrédients de leur carte. Des affiches placées devant les établissements indiquaient que la laitue, la coriandre, l'oignon, le pico de gallo et le guacamole n'étaient plus servis, en raison d'un «rappel national», sans toutefois préciser la nature exacte de ce dernier.
La laitue des tacos dans le collimateur
La laitue est aujourd'hui considérée comme l'une des pistes les plus probables. «Les premiers éléments recueillis désignent la laitue comme un produit qui revient régulièrement au cours de l'enquête, a avancé la médecin-cheffe du Michigan, Natasha Bagdasarian. Bien que nous n'ayons pas encore identifié avec certitude le produit à l'origine de cette épidémie, nous tenions à informer les habitants du Michigan de ce que nous savons jusqu'ici, afin qu'ils puissent prendre des mesures pour protéger leur famille», a-t-elle ajouté.
Si les autorités fédérales n'ont pour l'instant désigné aucun légume en particulier, l'Agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux (FDA) a reconnu poursuivre son enquête sur plusieurs légumes, dont la laitue, confirmant ainsi l'intérêt porté par le Michigan à cette piste.
Encore la faute de Donald Trump?
Certaines personnes tombées malades affirmaient néanmoins ne pas avoir mangé chez Taco Bell, suggérant que la chaîne pourrait ne pas être la seule responsable de l'épidémie. «Ce n'est pas comme chercher une aiguille dans une botte de foin. C'est plutôt comme chercher un fragment microscopique d'aiguille dans une botte de foin», résume Steven Manderach, directeur de l'Association internationale Food and Drug Officials. L'une des raisons de cette difficulté: les symptômes n'apparaissent qu'une à deux semaines après l'infection, ce qui complique considérablement le travail de traçabilité.
Tester la présence du parasite dans les aliments s'avère également bien plus complexe qu'avec d'autres agents pathogènes, précise Steven Manderach. Le processus nécessite de laver d'importantes quantités de l'aliment potentiellement contaminé afin d'en extraire les organismes de Cyclospora, de réduire les eaux de rinçage obtenues, puis de les analyser pour détecter une éventuelle présence du parasite. «Il faudrait des camions entiers de laitue pour espérer y arriver», illustre Steven Manderach, qui avait déjà géré des épidémies de cyclosporose par le passé. Cette tâche est particulièrement difficile pour les services locaux des petites villes.
Plusieurs spécialistes de santé publique estiment que l'identification de l'origine de cette épidémie est également compliquée par les coupes budgétaires touchant certaines agences et programmes du ministère américain de la Santé (HHS). Le secrétaire à la Santé, Robert F. Kennedy Jr., a en effet procédé à plusieurs réductions de budget et d'effectifs, dans le cadre des efforts de réduction des coûts menés par le milliardaire Elon Musk à la tête de son «Department of Government Efficiency» (DOGE).
Résultat: les autorités fédérales ont réduit les capacités de leur réseau de surveillance des maladies d'origine alimentaire (FoodNet), chargé de suivre plusieurs agents pathogènes, dont Cyclospora, la salmonelle et la listeria. L'an dernier, ce réseau avait déjà réduit sa surveillance à seulement deux pathogènes.





























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