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Au collège du Houlme de Briouze (Orne) le principal a accueilli les parents d’élèves pour une table ronde consacrée aux usages des écrans chez les collégiens mardi 30 juin 2026.
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Par Rédaction Flers Publié le 21 juil. 2026 à 5h06
Avant les grandes vacances 2026, le collège du Houlme de Briouze (Orne) a accueilli une rencontre organisée par l’École des parents et des éducateurs de l’Orne et le principal du collège autour de la gestion familiale des écrans et de l’identification des risques liés au numérique. Cette table ronde, animée par Claude Michel, psychologue retraité et cofondateur de l’EPE de l’Orne, a réuni quelques parents d’élèves.
Le principal du collège, Michel Laurent ainsi que la professeure documentaliste Hélène Mauger, étaient présents pour soutenir le débat. L’échange a permis de croiser les points de vue sur un sujet devenu central dans de nombreuses familles.
Former à un usage raisonné
Cette action de prévention numérique se poursuivra à la rentrée scolaire en trois temps. Une première intervention s’appuiera sur des jeux de société autour des technologies de l’information et de la communication. Pour Hélène Mauger, il est essentiel d’éduquer les collégiens à ces outils.
« Il faut former les élèves aux Technique de l’Information et de la Communication. On se rend compte que la plupart n’y connaissent pas grand-chose malgré un usage intensif. Il faut les éduquer afin qu’ils comprennent les tenants et aboutissants de ces technologies. »
« Connaître, c’est aussi pouvoir se protéger », souligne la professeure documentaliste, Hélène Mauger. Une deuxième intervention, prévue dans l’année scolaire, abordera de manière ludique la prévention des addictions et des dépendances. Claude Michel interviendra également dans les classes sur les risques liés aux usages excessifs des écrans, notamment leurs effets sur le sommeil, les émotions et les relations.
Parmi les parents présents, Stéphanie Villette, mère de deux collégiens, a dit sa difficulté à encadrer le temps d’écran à la maison.
Je trouve que mes enfants vont beaucoup trop sur les écrans, les réseaux sociaux. C’est compliqué de faire la police avec ça.
« Ne pas diaboliser les écrans »
Après un rappel des grandes étapes des innovations technologiques, de l’imprimerie de Gutenberg à l’essor de l’intelligence artificielle, le psychologue Claude Michel a défendu une approche à la fois positive et vigilante du numérique. Selon lui, il ne s’agit pas de « diaboliser les écrans, mais d’apprendre à en mesurer les usages ».
Le psychologue revendique une intervention parentale jusqu’à 18 ans. Pour lui, le numérique ne devrait pas être considéré comme un espace hors contrôle. « L’alimentation, la scolarité, les sorties font partie de l’éducation. Pourquoi le numérique serait le jardin secret des adolescents ? », interroge-t-il. « Les parents doivent échanger et intervenir si besoin ».
Claude Michel défend une posture fondée sur le dialogue et non sur le jugement moral. Il invite les familles à regarder chaque usage numérique de façon concrète, que ce soit les jeux vidéo, le scrolling, les réseaux sociaux, vidéos, messages,…. Il propose d’évaluer avec l’adolescent son temps d’écran, puis de dresser une colonne bénéfices et une colonne risques, afin de mesurer ce que ces usages remplacent dans le quotidien.
Lecture, promenade, sport, apprentissage ou temps relationnel sont-ils trop impacté par le temps d’écran ? « En quoi la consultation des écrans est compatible avec ton projet de vie? ». Propose-t-il comme question de départ. Cette démarche suppose une négociation permanente, fondée sur l’observation des effets psychologiques et sociaux. Il rappelle que cette vigilance demande du temps et une vraie constance et cohérence des parents.
Un outil utile mais un usage à encadrer
Claude Michel insiste aussi sur les bienfaits du numérique. Accès immédiat à l’information, gain de temps, efficacité dans certaines tâches, meilleure observation dans des domaines comme la médecine ou les sciences, tels en sont les avantages. En revanche, il alerte sur les risques d’un usage excessif, qui peut priver l’enfant ou l’adolescent de sommeil, d’activité physique, de lien social ou d’attention aux autres.
« Les écrans et le numérique, ce n’est pas un problème. C’est sa surconsommation qui le devient ». Pour le psychologue, l’enjeu est donc moins d’interdire que de comprendre, d’accompagner et de fixer des repères clairs, adaptés à chaque jeune et à l’évolution de ses besoins.
Au collège du Houlme de Briouze, cette rencontre a rappelé que l’éducation au numérique ne peut pas reposer uniquement sur l’école, ni sur les familles. Elle suppose un travail commun, fait d’écoute, de limites et d’explications, pour aider les adolescents à construire un usage réfléchi des écrans.
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