NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Durant leur collecte, les agents du service propreté de la ville de Bruxelles tombent fréquemment sur des bouteilles de protoxyde d'azote, abandonnées dans l'espace public. En 2026, 38,3 tonnes de capsules de protoxyde d'azote ont déjà été collectées, annonce ce mardi l'échevin de la Propreté publique Anas Ben Abdelmoumen (PS), interrogé en commission au Sénat. En 2023, le service de la Propreté de la ville de Bruxelles avait ramassé 18,3 tonnes de capsules, contre 27,5 tonnes en 2024 et 36 tonnes en 2025.
Les bonbonnes de protoxyde d'azote sont notamment utilisées à des fins médicales ou pour faire fonctionner les siphons à crème chantilly. Lorsqu'il est inhalé, ce gaz provoque un état d'euphorie et des rires incontrôlables, d'où la dénomination plus connue de "gaz hilarant". En cas de consommation aiguë, le protoxyde d'azote peut provoquer des brûlures par le froid, des embolies pulmonaires, voire une asphyxie. Lorsqu'il est utilisé à long terme, le "gaz hilarant" peut également entraîner de graves complications neurologiques.
Violences liées à la drogue - "La justice n'est pas assez crédible à l'égard du crime organisé", selon Julien MoinilConsommation en augmentation
"Il semble clair que la consommation de cette substance augmente, mais aussi que les consommateurs ne se cachent plus, puisque les capsules sont abandonnées à même la rue", explique le cabinet de l'échevin de la Propreté publique de la ville de Bruxelles, contacté par La Libre. "Cette tendance était en hausse depuis 2010, mais des niveaux sans précédent ont été enregistrés à partir de 2021, après la période du Covid-19", ajoute Safe. Brussels. Cette augmentation pourrait également s'expliquer par l'apparition de conditionnement à grand volume et une grande disponibilité de ce produit sur les réseaux sociaux, ajoute le service chargé de coordonner les politiques de sécurité en région bruxelloise. De par son usage, notamment culinaire, le protoxyde d'azote ne peut être retiré complètement de la vente, même si celle-ci est interdite aux mineurs depuis 2022. Toute consommation récréative de ce gaz est prohibée.
Si elles ne sont pas collectées séparément, les capsules de protoxyde d'azote peuvent exploser, une fois incinérées avec le reste des déchets. Des conteneurs spéciaux sont ainsi loués pour contenir ces capsules de gaz. "En 2023, la Ville a payé 46 000 euros pour cette opération. En 2025, la facture est passée à 79 000 euros, expliquait ce mardi Anas Ben Abdelmoumen, entendu au Sénat. Le groupe socialiste prévoir de déposer devant la haute chambre une résolution visant à aborder "de manière transversale" cette "urgence sanitaire".
De "mère" en "filles", les trafiquants de cocaïne s'adaptent pour déjouer les contrôlesUn phénomène encore mal connu
Pour Michaël Hogge, chargé de projet scientifique chez Eurotox, une asbl spécialisée dans la recherche en matière de drogues, le constat n'est pas aussi clair. "Le nombre de capsules retrouvées donne une information en décalage avec la réalité et ne donne pas d'information sur la manière dont sont consommées ces capsules. De même, il n'y a pas de suivi de la conduite sous influence ni de données venant des services d'urgences."
Il est ainsi difficile de savoir qui sont les personnes qui consomment du protoxyde d'azote, explique en substance ce spécialiste. D'après les études menées par Safe. Brussels, la consommation de "gaz hilarant" reste faible par rapport à d'autres drogues. En 2024, 0,6 % de la population âgée entre 15 et 64 ans en Région bruxelloise indique avoir consommé du protoxyde d'azote au cours des 12 derniers mois, contre près de 12 % pour le cannabis. Lors d'une étude menée dans les écoles bruxelloises, en 2022, 3 % des élèves déclaraient avoir consommé du protoxyde d'azote au moins une fois dans leur vie. "Ces études ne permettent pas d'avoir une vision complète puisqu'elles ne portent que sur ceux qui vont à l'école. Nous travaillons sur des approches plus qualitatives, en collaborations avec des acteurs bruxellois, mais sur fonds propres, faute de financements", détaille Michaël Hogge.
Pour accéder à cet article, veuillez vous connecter au réseau internet.


5 hour_ago
62



























.jpg)






French (CA)