NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Par Le Figaro avec AFP
Publié le 20/10/2026 à 03h25, mis à jour le 20/10/2026 à 03h27

Le parti d’opposition est aujourd’hui donné favori pour prendre aux républicains le contrôle d’une voire des deux chambres du Congrès, le 3 novembre, en raison du mécontentement croissant des électeurs face à la vie chère.
Passer la publicité Passer la publicitéDonald Trump, en mauvaise posture avant les élections américaines de mi-mandat à cause de la forte inflation, voit dans les violences en France une occasion d'amplifier sa rhétorique anti-immigration et anti-islam. En meeting dans le Kansas, le président américain a commencé par un long développement consacré à la France, selon lui «prise d'assaut, pillée et incendiée par des migrants, des jihadistes et des communistes.» «Dites-vous bien que c'est ce que les démocrates veulent faire à l'Amérique», a-t-il lancé.
Le parti d'opposition est aujourd'hui donné favori pour prendre aux républicains le contrôle d'une voire des deux chambres du Congrès, le 3 novembre, en raison du mécontentement croissant des électeurs face à la vie chère. «Depuis le début du mouvement MAGA (Make America Great Again), l'Europe est le prolongement du champ de bataille de la politique intérieure américaine. Il n'est donc pas surprenant que, quand il y a des événements tels que celui des violences du 17 octobre, la machine se réveille», analyse Justin Vaïsse, historien spécialiste des États-Unis, professeur à l'université Johns Hopkins.
Lundi, l'un des premiers messages du président américain sur son réseau Truth Social a été : «Les migrants ont conquis la France. Ils doivent FERMER LES FRONTIÈRES, ET VITE». Il a fait campagne en 2024, y compris en propageant de fausses informations à la tonalité raciste, sur un programme agressif de lutte contre l'immigration clandestine. Si le dirigeant républicain a fermé la frontière avec le Mexique et lancé des opérations massives d'expulsions, il n'a pas tenu son autre promesse phare, celle d'augmenter le pouvoir d'achat des Américains, ce qui lui vaut une impopularité croissante.
«Ne francisez pas notre Amérique»
D'où la tentation de déplacer le débat sur le terrain identitaire. Le président et son entourage «se saisissent de la crise française et en font un argument de campagne», explique à l'AFP JC Lintzenich, expert en relations internationales associé au German Marshall Fund. Célia Belin, directrice du bureau français du Conseil européen pour les relations internationales, y lit pour sa part surtout une «exportation de la politique intérieure» américaine, de la part d'une administration qui soutient ouvertement les partis nationalistes en Europe.
Donald Trump et ses relais «se sont précipités dans cet argumentaire qui est celui que (JD) Vance avait présenté à Munich» dans un discours très commenté en 2025, celui d'une «guerre culturelle contre l'Europe», avec pour volonté de «souffler sur les braises», explique la chercheuse à l'AFP. Le vice-président américain avait d'ailleurs été l'un des premiers à réagir, en écrivant dès samedi sur X: «Les progressistes occidentaux ont importé le tiers-monde en France» et «négligé les questions fondamentales d'assimilation et de compatibilité».
Le fils aîné du président, Don Jr., a fait sur X des commentaires similaires. «Ne ’francisez’ pas notre Amérique», a-t-il lancé. «Les émeutes sont vues comme une validation de la mise en garde contre l'immigration en général et l'immigration musulmane, si une telle chose existe», explique Justin Vaïsse.
Selon un sondage récent de Pew Research, 82% des électeurs jugent que l'économie joue un rôle très important dans leur choix, loin devant l'immigration (59%) ou les questions liées à la race (36%).


6 hour_ago
41



























.jpg)






French (CA)