NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
L’administrateur de la NASA, Jared Isaacman, a déclaré le 5 juillet 2026 que les États-Unis sont engagés dans une véritable course à l’espace contre la Chine. Alors que Washington vise un retour sur la Lune en 2028, Pékin prévoit d’y envoyer des taïkonautes avant 2030, intensifiant la compétition pour une présence lunaire durable.
Jared Isaacman identifie la vitesse de progression de la Chine comme une menace pour le leadership spatial américain
Une compétition intensifiée pour la surface lunaire

La course vers la Lune a pris une nouvelle dimension stratégique. Contrairement à la période soviétique, les capacités actuelles de Pékin permettent une exécution rapide des objectifs spatiaux. "Les Chinois avancent à une vitesse incroyable et ils sont certainement capables de faire ce que les Soviétiques ne pouvaient pas faire lors de la première course à l'espace", a affirmé Isaacman lors de son passage à l'émission Face the Nation with Margaret Brennan.
Si la NASA cible officiellement la fin de l’année 2028 pour son alunissage habité, les ambitions chinoises se concentrent sur une échéance avant 2030. Isaacman a insisté sur la proximité de ces calendriers, notant que la différence se compte en mois plutôt qu’en années. Ils pensent à 2029, nous disons que nous visons la fin de 2028 pour l’atterrissage, a-t-il précisé. Interrogé sur la certitude d’une présence chinoise sur la surface, Isaacman a été catégorique : Les Chinois vont faire atterrir leurs taïkonautes sur la Lune — il n’y a pas de question là-dessus. La question est, les États-Unis retourneront-ils avant eux, et le ferons-nous d’une manière différente cette fois-ci ? Nous allons construire la base, établir cette présence durable.
La NASA réorganise le programme Artemis pour tester la synchronisation des fusées avant 2028
Le calendrier du programme Artemis : ajustements et objectifs
Le programme américain Artemis a connu des ajustements récents. Initialement prévue pour 2027, la mission Artemis III a été décalée. Cette mission servira désormais de répétition générale, testant la synchronisation de trois des fusées les plus puissantes du monde en orbite terrestre, une approche décrite par Isaacman comme étant très à la mode Apollo 9, afin de donner à la NASA la confiance nécessaire dans ses atterrisseurs pour la mission Artemis IV prévue en 2028.
Le calendrier opérationnel se décline comme suit :

- 2027 : Vols non habités réguliers, avec des missions lancées sur un rythme quasi mensuel, pour tester l’accès à la surface lunaire et commencer la construction de la base.
- 2028 : Objectif cible pour le retour des astronautes américains sur la Lune, avec le déploiement d’un véhicule de terrain lunaire (buggy) et le début de l’infrastructure.
- 2029 : Expansion de l’infrastructure de base.
- Début des années 2030 : La Lune devrait ressembler à la Station spatiale internationale, avec des équipages présents sur des périodes prolongées.
- 2032 : Établissement prévu de rotations d’équipages permanents.
Carlos Garcia-Galan, responsable du programme de base lunaire de la NASA, avait précédemment noté que l’agence manquait encore de données suffisantes pour lancer immédiatement une mission habitée et construire une infrastructure permanente, soulignant l’importance des étapes de validation prévues en 2027.
Jared Isaacman intègre le télescope Swift dans une nouvelle stratégie de partenariats commerciaux
Vers une économie lunaire et la conquête de Mars
Photo: Radar.amAu-delà de la symbolique de l’alunissage, la NASA envisage la Lune comme un “proving ground” (terrain d’essai) pour les futures missions martiennes. L’idée est d’établir une présence durable, permettant d’apprendre dans cet environnement. Isaacman a évoqué la création d’une économie lunaire, mentionnant le potentiel d’exploitation minière des astéroïdes et l’importance de l’inspiration scientifique : Combien d’enfants regardaient les astronautes d’Artemis II et veulent maintenant grandir pour contribuer à cette grande entreprise en tant qu’ingénieurs, scientifiques et astronautes ?
Dans le cadre de cette stratégie, l’agence expérimente également de nouveaux modèles économiques pour ses opérations, profitant de ce qu’Isaacman appelle le marché de lancement commercial le plus sain de l’histoire du programme spatial américain. Un exemple récent concerne une mission de sauvetage du télescope Swift, conçue en partenariat avec des entreprises privées pour un coût d’environ 30 millions de dollars. Cette approche, beaucoup plus économique que les projets multimilliardaires du passé comme le James Webb, permet à la NASA de tester des solutions agiles pour maintenir ses instruments scientifiques en état de fonctionnement.
La question qui demeure est celle de la pérennité de cette présence américaine. Si l’administrateur de la NASA se montre confiant quant à la capacité des États-Unis à établir une base, le succès final dépendra de la capacité à maintenir ce rythme soutenu de lancements pour prouver que la Lune peut devenir une base arrière viable pour l’exploration lointaine.
Find more reporting in our Sciences et technologies section.
Related
Louis Girard - Tech
Journaliste scientifique, spécialisé en innovation, intelligence artificielle et environnement.


12 hour_ago
19



























.jpg)






French (CA)