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Le moteur CP2 est apparu il y a plus de 10 ans maintenant et a connu quelques évolutions au fil des normes qui se sont appliquées. La dernière en date est la norme Euro5+ qui s’est répandue sur la MT-07, la Tracer 7 puis toutes les Ténéré 700 avant d’atteindre notre R7.
Toutes ces motos très différentes partagent le même moteur bicylindre en ligne mais aussi, de façon plus surprenante, les mêmes performances. Les cotes internes sont identiques tout comme les valeurs de puissance (73,4 ch) et de couple (68 Nm), mais les courbes ont évolué pour rendre le moteur plus disponible aux régimes intermédiaires.
Une machine accessible à tous
On connait le succès des motos animées par ce moteur notamment auprès des permis A2 pour les machines les plus routières. Le bicylindre qui gagne en souplesse le rend encore plus facile à utiliser.
Le couple maximal est toujours disponible à 6500 tr/min, mais descendre à 2000 tr/min sans rechigner n’est pas un souci même si évidemment, ce n’est pas l’idéal d’autant que la R7 à une démultiplication finale qui tire long pour pouvoir gagner en vitesse de pointe.
Pour de bonnes reprises, il faut donc garder du moteur sur la R7 plus que sur les autres machines animées par le moteur CP2. Pour rester aux plages d’utilisations idéales, on peut compter sur le shifter pour nous offrir une sélection rapide. La sélection est ferme, mais le shifter fonctionne très bien. A noter pour les amateurs de circuits, que la sélection peut être inversée très simplement.
La commande des gaz par l’électronique (le ride by wire) ouvre une panoplie incroyable de réglages électroniques sur la R7.
Prise en main naturelle
La facilité du moteur ne fait pas tout. Cette R7 brille aussi par une prise en mains naturelle. Elle conserve une position très sportive portée sur l’avant avec les demis guidons sous le T supérieur même si le guidon est un tout petit peu plus haut et plus ouvert qu’avant, mais l’assise identique n’est ni trop haute et ni trop large si on a les jambes un peu courtes.
Le gabarit contenu de la moto et son réservoir redessiné ajoutent encore au ressenti de facilité lorsqu’on est au guidon, que l’on roule sur la route ou sur un circuit, tant que les appuis sont bons. On peut évidemment regretter que Yamaha n’ait pas profité de cette mise-à-jour pour ajouter une poignée de chevaux pour différencier la R7 du reste de la fratrie mais on ne peut pas lui reprocher d’être difficile à appréhender.
La R7 se place au regard en soignant ses appuis sans être trop réactive non plus. C’est un équilibre parfait qui conviendra à beaucoup même si c’est une machine qu’on doit piloter et non « conduire ».
. Régulateur de vitesse, navigation avec la cartographie (via le smartphone) mais aussi contrôle de traction, ABS, contrôle de la dérive, shifter ou encore anti wheeling sont réglables sur les modes à personnaliser ou pré programmés.
La technologie à son paroxisme
La commande des gaz par l’électronique (le ride by wire) ouvre une panoplie incroyable de réglages électroniques sur la R7. L’écran TFT de 5 pouces du tableau de bord nous permet de profiter de tout ceci. Il est identique à celui des MT-07 ou Tracer 7.
Régulateur de vitesse, navigation avec la cartographie (via le smartphone) mais aussi contrôle de traction, ABS, contrôle de la dérive, shifter ou encore anti wheeling sont réglables sur les modes à personnaliser ou pré programmés. Cette électronique de pointe se règle facilement avec le joystick au guidon gauche qu’on retrouve sur beaucoup de Yamaha désormais.
C’est facile et permettra à chaque pilote de régler tout ceci comme il le souhaite d’autant que cela fonctionne bien. Evidemment, on apprécie la fourche et l’amortisseur, tous les deux réglables, qui travaillent très bien aussi comme on a pu le constater sur les routes bosselées avec un guidage qui reste précis et sans surprise ou encore le freinage très efficace et facile à doser finement, sur la route comme sur circuit.
En effet, l’électronique ne fait pas tout. Cette Yamaha offre un châssis de véritable sportive avant tout. L’électronique est là comme béquille ou garde-fou, pas pour palier la mécanique. C’est l’électronique de la R1 qu’on retrouve sur cette R7 bien plus abordable à tous points de vue.
Cette Yamaha offre un châssis de véritable sportive avant tout. L’électronique est là comme béquille ou garde-fou, pas pour palier la mécanique.
Encore plus acérée
A sa géométrie et ses performances résolument sportives, la R7 ajoute une électronique de pointe digne des plus performantes sportives Yamaha. On peut régler la fourche et l’amortisseur bien entendu, mais aussi tout un tas de paramètres électroniques pour notre sécurité comme des garde-fou ou pour nous permettre de progresser doucement.
Le nouveau design encore plus acéré lui va comme un gant et le léger travail fait sur l’ergonomie ne gâche rien. On retrouve ce qui faisait le charme de cette petite sportive avec de nombreuses améliorations apportées un peu partout.
Evidemment, on peut regretter que le moteur ne fasse que 73,4 chevaux, c’est-à-dire la même chose qu’avant et qu’une MT-07, mais il a l’avantage d’avoir un mode d’emploi très facile sur route comme sur circuit à la condition de ne pas opter pour un tracé trop rapide même si la démultiplication fait qu’on a une vitesse de pointe élevée.
Pour le tarif, il faut compter 10499€, ce qui en fait une des plus chères de la catégorie. Il faut ajouter 300€ pour le coloris rouge et blanc anniversaire qui lui va très bien. Une chose qu’on appréciera tous, c’est la consommation qui s’est stabilisée autour des 5L/100km lors de cet essai.


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