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La somnolence au volant est une des causes principales d’accident sur la route. Elle ne s’annonce pas toujours par un gros coup de fatigue. La somnolence commence
souvent par des signes discrets, puis s’impose brutalement, jusqu’à faire basculer un trajet banal dans le danger. Sur autoroute comme sur route, quelques secondes d’inattention suffisent à provoquer l’accident. Mais quels sont les signaux à surveiller?
Nicolas Laperruque - Aujourd'hui à 07:05 - Temps de lecture :
La somnolence ne survient pas que sur les grands trajets, ni seulement la nuit. Elle peut survenir sur de petits déplacements et en pleine journée. Mais les signaux sont souvent les mêmes.
- Les bâillements répétés : Le premier signal est le plus connu. Lorsque les bâillements se multiplient, surtout s’ils s’accompagnent de paupières lourdes, le conducteur ne lutte déjà plus seulement contre l’ennui : il combat une baisse réelle de vigilance.
- Les yeux : deuxième alerte, les yeux picotent, le regard devient fixe et la concentration se délite. On lit les panneaux plus difficilement, on suit moins bien la circulation, et la route semble soudain plus monotone qu’elle ne l’est réellement. Vos yeux se préparent à dormir, il est temps de faire une pause, voire une sieste.
- Les absences : Le conducteur ne se souvient plus des derniers kilomètres, oublie une consigne du GPS ou réalise trop tard qu’il a franchi une portion de route sans réel souvenir du trajet. À ce stade, l’attention n’est plus suffisante pour conduire sereinement. Votre cerveau ne suit plus le trajet avec le minimum d’attention nécessaire à la sécurité.
- La trajectoire : Votre véhicule se rapproche des lignes blanches, empiète légèrement sur la bande d’arrêt d’urgence. Vous vous surprenez à rouler sur les bandes rugueuses délimitant la chaussée. Dès que les corrections de volant sont plus fréquentes c’est que votre vigilance n’est plus assurée.
- Votre corps vous parle : Vous avez besoin de changer sans cesse de position, vous ressentez une raideur de la nuque, des douleurs dans le dos, vos jambes sont engourdies, et vous avez une sensation d’inconfort croissante. Ces symptômes révèlent que la fatigue est déjà installée. Cette fatigue allonge les temps de réaction et altère le jugement. Il est temps de s’arrêter.
La pause n’est pas négociable
S’il ne faut retenir qu’une règle, ce serait la suivante : dès qu’un de ces signes apparaît, il faut s’arrêter. Les organismes de sécurité routière recommandent au moins une pause toutes les deux heures.
Si le besoin de sommeil persiste ou si vous ressentez une envie de sommeil, une sieste de 15 à 20 minutes s’impose.
Rouler la fenêtre ouverte, boire un café ou augmenter le volume de la radio peut donner l’illusion de tenir, mais ne remplace jamais un vrai repos. La fatigue est déjà présente, il faut la soigner, avec une petite sieste.
Avant de partir
La sécurité d’un trajet commence…la veille du départ. Un conducteur reposé par une bonne nuit, qui évite l’alcool, les médicaments à effet sédatif, va nettement réduire le risque de somnolence au volant.
La nuit, entre minuit et six heures, le risque augmente encore, car l’organisme traverse une période physiologique de baisse de vigilance. C’est encore plus valable si vous n’avez pas l’habitude de conduire de nuit. A cette heure-là, votre organisme est habitué à dormir.


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