La marque indienne qu’on connait pour ses motos rétros se tourne vers l’avenir en passant à l’électrique. Il ne s’agit pas de rendre électrique une moto qu’on connaît mais bien de créer une toute nouvelle gamme sous la marque Flying Flea dont la première est la C6, un deux-roues électrique équivalent 125 pour la ville et même un peu plus.

Jean-Michel Lainé - Aujourd'hui à 17:00 - Temps de lecture :

  • Royal Enfield est centenaire, c’est même la seule marque centenaire qui n’a jamais connue d’interruption de production, mais cette année est celle de la naissance de Flying Flea leur marque de deux-roues électriques.Photo Royal Enfield

    Royal Enfield est centenaire, c’est même la seule marque centenaire qui n’a jamais connue d’interruption de production, mais cette année est celle de la naissance de Flying Flea leur marque de deux-roues électriques.

    Photo Royal Enfield

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  • La C6 est la première moto issue de cette nouvelle orientation électrique mais n’ayez crainte, la gamme thermique n’est pas délaissée pour autant. La C6 mise sur ses performances mais aussi sur son style pour se faire une place au soleil.Photo Royal Enfield

    La C6 est la première moto issue de cette nouvelle orientation électrique mais n’ayez crainte, la gamme thermique n’est pas délaissée pour autant. La C6 mise sur ses performances mais aussi sur son style pour se faire une place au soleil.

    Photo Royal Enfield

Royal Enfield est centenaire, c’est même la seule marque centenaire qui n’a jamais connue d’interruption de production, mais cette année est celle de la naissance de Flying Flea leur marque de deux-roues électriques.

La C6 est la première moto issue de cette nouvelle orientation électrique mais n’ayez crainte, la gamme thermique n’est pas délaissée pour autant. La C6 mise sur ses performances mais aussi sur son style pour se faire une place au soleil.

Style affirmé et technologie avancée

Pour se démarquer dans les innombrables petites motos électriques disponibles sur le marché, Flying Flea opte pour des solutions techniques étonnantes. On peut évidemment citer le cadre exo-squelette, la fourche à parallélogramme ou encore la parfaite intégration du bloc de batterie refroidi par air, des caractéristiques qu’on remarque au premier coup d’oeil sur cette petite moto. Son gabarit est celui d’une mobylette ou d’une petite 125 ce qui la rend accessible à tout le monde sans problème avec son assise basse et son large guidon.

Sous son air rétro, cette FF C6 embarque une technologie avancée pour la gestion de sa batterie, sa recharge (le chargeur est intégré) et l’aide à la conduite. On trouve le freinage ABS et le contrôle de traction en courbe, ainsi qu’un écran tout rond de 3,5 pouces pour faire office de tableau de bord. Il permet de sélectionner les différents modes de conduite et même de configurer celui qui nous est réservé. On peut ainsi choisir la réponse du moteur, la puissance du moteur, la régénération lors qu’on tourne la poignée d’accélération dans l’autre sens (ça va jusqu’à l’arrêt complet) ou lorsqu’on freine, etc. On peut ainsi régler la conduite à sa convenance.

Idéale pour la ville et un peu peu plus

La prise en mains de cette moto est instantanée mais c’est une équivalence 125 donc il vous faut tout de même un permis moto ou auto avec la formation de 7 heures. Elle est très facile, légère pour une équivalence 125 (124 kg), offre une réponse douce à l’accélérateur, un freinage convaincant et est agréablement suspendue. En plus, la finition et le mouvement de la fourche devant les yeux sont agréables.

Le seul bémol qui apparait rapidement, c’est la fermeté de la selle qui met à mal le confort au guidon de cette moto. On apprécie aussi rapidement l’écran tactile avec une bonne résolution pour afficher une navigation précise avec une carte Google Maps, mais il faut passer par l’application Flying Flea. Cela ne fonctionne pas avec Android Auto ou Apple Car Play par contre le chargeur à induction intégré évite de vider son smartphone et de l’exposer aux intempéries le temps du trajet.

Quid de l’autonomie ? Une centaine de kilomètres sont envisageables puisque que sur cet essai, on relevait encore 40 ou 80 km d’autonomie restante selon la conduite après 40 km mixtes parcourus. Le tableau de bord nous indique ce qu’on peut espérer selon 3 styles de conduite, économe, sportive ou normale, c’est assez pratique. Ensuite pour la recharge cela se passe sur une prise 220V 16A classique, il suffit d’avoir un câble d’alimentation puisque le chargeur est intégrer à la C6. Inutile de trimbaler le chargeur. On peut compter 1 km de gagner pour 1 minute de charge, c’est un bon moyen de s’en souvenir. La charge de 20 à 80% prend une heure.

Pour une première moto électrique, on peut dire que c’est une réussite. Cette Flying Flea C6 est agréable (en dehors du confort de la selle), facile à vivre et à conduire, offre un design soigné et original, mais son plus bel atout est sans doute son tarif puisque qu’à 5990 euros sans aide spécifique déduite, c’est bien placé pour ce niveau de prestation. La selle passager est inclue dans ce tarif si vous voulez partager l’aventure, et elle reçoit la même qualité de finition pour ne rien gâcher.

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