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Par Guillaume Poingt
Publié le 24/09/2026 à 15h10, mis à jour le 24/09/2026 à 15h14
Cette plainte porte comporte les trois qualifications suivantes : bizutage, homicide involontaire et non-assistance à personne en danger.
Passer la publicité Passer la publicitéLa famille du jeune Lukas Banyai, 18 ans, mort fin août après une soirée d’intégration alcoolisée à Compiègne (Oise), a porté plainte contre X pour «bizutage», «homicide involontaire» et «non-assistance à personne en danger», indique au Figaro le parquet de Compiègne, confirmant une information de France Info .
Originaire du Val-de-Marne, Lukas Banyai allait entamer sa deuxième année à l’Université de technologie de Compiègne. Le jeune homme, qui pratiquait le volley-ball à haut niveau et n’avait a priori pas problème de santé, a été invité à une soirée de pré-intégration entre anciens et nouveaux membres de l’établissement dans un appartement privé le 22 août dernier.
Des jeux d’alcool
Des jeux d’alcool ont alors été proposés par les organisateurs de la soirée. Lukas, lui, ne boit presque pas selon sa mère Cinzia, interrogée par nos confrères du Parisien. Le jeune homme s’est efforcé malgré tout de participer aux épreuves entre «les rouges et les jaunes».
Sa mère détaille auprès de nos confrères : «Mon fils était la mascotte du clan rouge en 2025. Le but était de faire une passation de pouvoirs entre les chefs et les mascottes de l’an passé et les nouveaux. Ils étaient huit, mais d’autres étudiants étaient présents.» Selon des vidéos de la soirée auxquelles la mère de famille a eu accès, le jeune adulte aurait été forcé à boire de grandes quantités d’alcool d’une traite sous peine d’une «punition».
«Pour moi, c’est du bizutage»
«Lukas ne buvait presque pas. Il n’était pas habitué et l’avait dit aux autres. Pour moi, c’est du bizutage», s’émeut Cinzia, qui assure que son fils se serait exécuté pour ne pas décevoir les autres étudiants. Ce soir-là, aux alentours de 22h, la soirée se termine et l’étudiant en deuxième année est raccompagné à son studio par des amis.
Il se couche alors seul chez lui, selon Le Parisien. Son état de santé se dégrade au cours de la nuit. «À 2 heures du matin, il a appelé le Samu. Il n’allait pas bien», confie sa mère. «Il a été transporté aux urgences du centre hospitalier de Compiègne à 3 heures». Arrivé sur place, il est installé dans un lit où il s’endort, jurant de ne plus jamais boire de sa vie. «À 5 heures, l’infirmière est passée et a constaté qu’il respirait. À 6 heures, quand elle est revenue, il ne respirait plus. Sa mort n’a été déclarée qu’à 9 heures», relate Cinzia.
Contacté par Le Figaro mardi, le parquet de Compiègne indiquait qu’«une enquête en recherche des causes de la mort a bien été ouverte suite au décès de ce jeune homme dans la nuit du 23 août dernier, et confiée au service local de police judiciaire du commissariat de police de Compiègne». Selon cette même source, une autopsie a été pratiquée et a permis d’exclure toute intervention d’un tiers. «La recherche des causes de la mort est toujours en cours», précisait alors le ministère public.
«On attend toujours les résultats toxicologiques (…) On ne sait pas de quoi notre fils est mort (…) Je veux savoir ce qu’il s’est passé. Je veux savoir ce qui l’a tué», s’indignait sa mère en début de semaine.


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