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La procureure générale de la Colombie-Britannique, Niki Sharma, demande au géant des réseaux sociaux Meta de mettre en place, pour les enfants canadiens qui utilisent ses plateformes, les mêmes mesures de protection que celles dont bénéficieront les enfants américains.
L'entreprise qui exploite Facebook et Instagram a annoncé la semaine dernière de nouvelles mesures de protection pour les adolescents dans le cadre d'un accord à l'amiable de 16 milliards de dollars US aux États-Unis, mais elle affirme que celles-ci ne seront pas appliquées au Canada.
Une coalition de 29 États accusait Meta d'avoir conçu ses plateformes pour retenir les jeunes, menti sur leurs effets sur les enfants et violé une loi fédérale sur la collecte des données des moins de 13 ans. Ils réclamaient jusqu'à 200 milliards de dollars de pénalités.
Parmi les restrictions à mettre en place lors d’une période de transition figurent des limites quotidiennes de deux heures pour les moins de 18 ans, cumulables pour Instagram et Facebook, qui ne peuvent être désactivées qu’avec l’autorisation d’un parent.
Meta bloquera également l’accès des adolescents à ses applications entre minuit et 6 h et supprimera les notifications pendant les heures de cours.
Niki Sharma estime que les enfants canadiens devraient avoir droit aux mêmes protections, notamment les restrictions de contenu en fonction de l'âge, la vérification de l'âge des usagers et les fonctionnalités visant à réduire l'utilisation excessive de ses plateformes.
Elle ajoute que les changements mis en place aux États-Unis démontrent que des mesures de protection plus strictes pour les enfants et les jeunes sont à la fois possibles et nécessaires.
Mme Sharma souligne que de nombreuses actions en justice ont été intentées au Canada contre les plateformes de réseaux sociaux, mais que les familles ne devraient pas avoir à attendre la résolution de ces affaires pour bénéficier des avantages décrits dans l’accord américain.
D’après des informations de l’Associated Press et de la Presse canadienne


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