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La dessinatrice Cécile Bidault était à la Boussole, à Melun, la semaine passée. Elle a animé des ateliers autour de la BD, là où l'aventure a commencé pour elle.
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Par Paul Varenguin Publié le 6 août 2026 à 5h26
Si on peut dire, c’est un peu comme si la boucle était bouclée. Du mardi 28 au jeudi 30 juillet 2026, le centre social-médiathèque La Boussole, situé dans le quartier de l’Almont à Melun (Seine-et-Marne), accueillait un atelier de la dessinatrice Cécile Bidault.
Plusieurs fois primée dans des concours, et notamment au Festival international de la bande dessinée d’Angoulême, en Charente, elle est revenue à Melun, où elle a grandi, pour transmettre son savoir aux jeunes générations.
Dessinatrice confirmée
Son nom ne vous dit peut-être rien, sauf si vous êtes un fan de bande dessinée ou un lecteur plus qu’assidu de La Rép’ (l’un n’empêche évidemment pas l’autre).
La dessinatrice Cécile Bidault, qui a notamment publié L’Écorce des choses ou réalisé les illustrations de l’adaptation en roman graphique de Les gens heureux lisent et boivent du café, d’Agnès Martin-Lugand, était déjà venue l’an passé à la Boussole. « C’était dans le cadre d’une résidence artistique, financée par la Région Île-de-France et par la Ville de Melun », se souvient-elle.
Elle avait alors accompagné des enfants du quartier ou d’un peu plus loin la création d’un livre, dont les dessins avaient ensuite été exposés dans la médiathèque.
Pour la jeune femme, c’est d’ailleurs plus ou moins ici que tout a commencé. « J’avais suivi des ateliers ici, étant jeune. L’encadrante m’avait proposé d’envoyer mes BD à Angoulême. Alors forcément, ça fait quelque chose de revenir ici », sourit-elle.
Elle devait justement y accompagner, au début de l’année, les jeunes, mais le Festival d’Angoulême a été annulé. « C’est donc pour relancer la machine qu’on a organisé ces nouveaux ateliers, et nous partirons finalement à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine) pour Quai des bulles », complète-t-elle.
Transmission
Sur les trois jours de ces différents ateliers, elle a donc reçu onze enfants, âgés de 6 à 14 ans, pour créer un livret sur le thème des pirates. Presque une évidence, quand on projette un séjour à Saint-Malo (même si, techniquement, ce sont des corsaires, là-bas) ! « C’est une façon de travailler sur les images et le récit. Dans une époque où nous avons tendance à confier notre imagination à une machine, une intelligence artificielle, je crois qu’il est important de savoir créer soi-même un récit », observe Cécile Bidault.
Mais, au-delà de ça, elle voit dans cette pratique, à mi-chemin entre culture et art, de nombreux atouts. « Cela apprend aux enfants à travailler ensemble, mais également à déléguer. En plus, on travaille l’orthographe et le dessin », sourit-elle.
Pour s’inspirer, les enfants n’avaient pas besoin d’écran, mais ont pu piocher dans la sélection de livres issus des étagères de la médiathèque. Et cela a notamment séduit la petite Sibel, 9 ans. « J’ai fait un gros gentil et un méchant maigre, qui partent en bateau chercher un trésor. Ils se trompent d’île, mais deviennent amis », raconte la jeune fille.
Habituée à raconter des histoires à la maison, elle était déjà présente l’an passé. « Mais j’ai appris des choses. Je sais maintenant raconter des histoires, je dessine mieux. Et je me fais des amis », s’enthousiasme-t-elle.
Idem pour Saïd, 11 ans et demi. « J’ai appris à organiser mes idées, à créer des parties, et les illustrer », assure celui qui a écrit « une histoire drôle ».
Au total, vingt-sept personnes, dont quatre animateurs, partiront du 10 au 12 octobre à l’abordage de Saint-Malo.
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