Alors que le cinquième acte du mouvement lycéen s’est tenu mardi 13 octobre dans toute la France, les images d’utilisation de gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants se multiplient. De tels procédés présentent-ils un risque pour la santé ?

En partenariat avec Destination Santé - Aujourd'hui à 09:00 - Temps de lecture :

  • Une fumée blanche, une odeur âcre qui prend à la gorge et au nez… En France, pour disperser les manifestants, les forces de l’ordre utilisent des gaz lacrymogènes, principalement le 2-chlorobenzylidène malonitrile (CS), un irritant chimique conçu pour provoquer une gêne immédiate et temporaire.Image d'illustration Adobe Stock

    Une fumée blanche, une odeur âcre qui prend à la gorge et au nez… En France, pour disperser les manifestants, les forces de l’ordre utilisent des gaz lacrymogènes, principalement le 2-chlorobenzylidène malonitrile (CS), un irritant chimique conçu pour provoquer une gêne immédiate et temporaire.

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  • Ces gaz sont incapacitants, mais les effets sont temporaires. Chez les personnes exposées, une fois qu’elles ont quitté la zone exposée et après avoir été décontaminées, les symptômes durent généralement 15 à 30 minutes.Image d'illustration Adobe Stock

    Ces gaz sont incapacitants, mais les effets sont temporaires. Chez les personnes exposées, une fois qu’elles ont quitté la zone exposée et après avoir été décontaminées, les symptômes durent généralement 15 à 30 minutes.

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Une fumée blanche, une odeur âcre qui prend à la gorge et au nez… En France, pour disperser les manifestants, les forces de l’ordre utilisent des gaz lacrymogènes, principalement le 2-chlorobenzylidène malonitrile (CS), un irritant chimique conçu pour provoquer une gêne immédiate et temporaire.

Quels sont les effets immédiats ? 

Ces gaz sont incapacitants, mais les effets sont temporaires. Chez les personnes exposées, une fois qu’elles ont quitté la zone exposée et après avoir  été décontaminées, les symptômes durent généralement 15 à 30 minutes. Les symptômes apparaissent en quelques secondes et varient selon la quantité inhalée, la durée d’exposition et le lieu (en intérieur étant plus risquée qu’en plein air) :

  • atteinte oculaire :  larmoiement abondant, brûlures, rougeurs, vision floue ;
  • atteinte du nez et de la gorge : écoulement nasal, brûlures, gonflement, difficulté à avaler ;
  • symptômes respiratoires : toux, sensation d’étouffement, oppression thoracique, respiration sifflante, essoufflement ;
  • rougeurs et éruptions cutanées ;
  • symptômes digestifs : nausées et vomissements.

Quand le danger augmente

Une exposition brève en plein air provoque le plus souvent des effets réversibles. En revanche, une exposition longue ou à forte dose peut entraîner des complications graves : brûlures sévères de la gorge et des poumons, insuffisance respiratoire…

Le Centre de recherche de la gendarmerie nationale indique par ailleurs que les personnes souffrant d’une maladie respiratoire préexistante sont particulièrement vulnérables.

Des séquelles possibles ?

Si les symptômes disparaissent rapidement après la fin de l’exposition, les effets à long terme sont peu probables. Mais selon les Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC), « une exposition intense ou prolongée peut augmenter le risque de lésions oculaires, dont un glaucome, des cicatrices de l’œil, des cataractes, ou à des problèmes respiratoires persistants tels que l’asthme. Ces effets sont plus probables si l’exposition a eu lieu dans un lieu clos, comme à l’intérieur d’un bâtiment ».

Que faire en cas d’exposition ?

Le premier réflexe est de quitter la zone. Ensuite, les recommandations des CDC sont claires : retirer les vêtements contaminés, laver la peau à l’eau et au savon, et rincer les yeux à l’eau claire pendant 10 à 15 minutes en cas de brûlure ou de vision floue. Et si les symptômes persistent, si vous avez des difficultés à respirer, demandez un avis médical.

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