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Les trois quarts de la population brésilienne s’informent sur les réseaux sociaux, où prolifèrent les contenus trompeurs générés par l’intelligence artificielle.

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LETTRE DE RIO DE JANEIRO

Rassemblement électoral en soutien au président Luiz Inacio Lula da Silva, à Brasilia, le 18 octobre 2026. Rassemblement électoral en soutien au président Luiz Inacio Lula da Silva, à Brasilia, le 18 octobre 2026.

Le 16 août, lors du lancement de sa campagne présidentielle à Sao Bernardo do Campo, dans un stade en banlieue de Sao Paulo, le président Luiz Inacio Lula da Silva a tenté de recoller un sparadrap sur sa main droite. Sur les réseaux sociaux, plusieurs internautes ont assuré qu’il s’agissait d’un morceau de peau en silicone, alimentant une vieille rumeur qui, selon un sondage de l’Institut Meio-Ideia publié le 5 août, a convaincu une personne sur huit au Brésil : Lula serait mort et aurait été remplacé par un sosie grimé.

La portée de ce mensonge, qui circule depuis 2022, illustre l’ampleur que peut prendre la désinformation au Brésil. D’après une étude publiée le 10 avril par le centre régional des études pour le développement de la société d’information, 75 % de la population brésilienne s’informe sur les réseaux sociaux, principalement sur WhatsApp, où prolifèrent les contenus trompeurs.

Si le mensonge sur le prétendu sosie du président Lula prête à sourire et reste facile à démentir, la généralisation de l’intelligence artificielle (IA) fait craindre des formes de désinformation bien plus sophistiquées à l’approche du second tour de l’élection présidentielle, le 25 octobre, qui oppose le président Lula au candidat d’extrême droite, Flavio Bolsonaro, le fils de l’ancien président Jair Bolsonaro (2019-2023), condamné le 11 septembre 2025 à vingt-sept ans de prison pour une tentative de coup d’Etat.

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