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Emmanuel Macron et son épouse, Brigitte, devant le 10 Downing Street, à Londres, le 3 septembre 2026. [Photo d’illustration]
Selon Le Parisien, la diffusion, au journal télévisé de France 2, de plans montrant des pancartes de lycéens manifestants, dont l’une jugée insultante à l’endroit de Brigitte Macron, aurait provoqué la colère du président français, qui se serait par ailleurs agacé de « l’absence d’excuses » du média d’État lors de son JT du lendemain.
Macron aurait peu goûté aux images diffusées par France 2 dans sa couverture de la grogne étudiante qui inquiète Paris. Selon une information du quotidien Le Parisien, publiée ce 8 octobre, l’apparition à l’antenne d’un écriteau en carton lors du JT de 13 h de la chaîne publique aurait « rendu furieux » le chef de l’État français. « Macron bz ta prof, pas les nôtres », peut-on ainsi lire sur l’un des écriteaux brandis par des lycéens, message qui — a précisé Le Parisien — serait apparu au beau milieu d’autres pancartes dans deux plans de « moins de 3 secondes chacun ». « Évidemment que ça ne lui a pas fait plaisir », a confirmé au Parisien un proche du président concernant ce slogan qui fait allusion à l’épouse d’Emmanuel Macron, Brigitte. De 24 ans son aînée, celle-ci avait été sa professeure de français lorsqu’il avait 16 ans et que, pour reprendre une formule du Monde, il était « tombé amoureux » d’elle.

Le même slogan est visible sur l’une des pancartes arborées lors du blocage du lycée Hélène-Boucher, près de la place de la Nation, le 5 octobre 2026 à Paris.
« Ce qui a le plus agacé le chef de l’État, c’est l’absence d’excuses de France 2 dans le 13 Heures du lendemain », a également rapporté le quotidien, qui évoque une « colère présidentielle », « arrivée jusqu’à France Télévisions, où l’on ne souhaite pas faire de commentaire ». Une chaîne d’État qui, visiblement, est mal à l’aise face à ce coup de sang du chef de l’exécutif. « Rien n’a été inventé », se défend la chaîne publique « Cette personne aurait pu faire plus attention, mais cela n’est pas une erreur. L’image existe et date du jour. Rien n’a été inventé », aurait ainsi déclaré au Parisien un membre de la rédaction incriminée par le président français, à propos du fait qu’« une petite main du JT a mis ces images off en illustration des titres ». « Il n’y a évidemment aucune volonté de mettre en avant un slogan plutôt qu’un autre. Nous ne sommes pas responsables de ce qui est écrit sur les pancartes des manifestants », a abondé auprès de la même source le directeur de la rédaction nationale de France 2, Julien Duperray. Celui-ci a néanmoins estimé qu’il fallait « maîtriser ce que nous diffusons sur nos antennes, en particulier lorsque certains mots peuvent être insultants », évoquant un « rappel » effectué auprès de « toutes les équipes de la rédaction ». Et pour cause : toujours selon Le Parisien, des « représailles budgétaires » seraient redoutées à France Télévisions, déjà éclaboussée par plusieurs polémiques concernant aussi bien sa gestion que sa politisation. Le quotidien a par ailleurs rappelé que le groupe public s’était fait tirer les oreilles par le Conseil supérieur de l’audiovisuel (remplacé depuis par l’ARCOM) pour manquement à ses obligations en matière d’honnêteté et de rigueur de l’information, après avoir retouché, en décembre 2018, la pancarte d’une figure des manifestations parisiennes visant Macron.

Source : RT France
Macron fou furieux contre France 2 : une pancarte de lycéen perturbe la majesté présidentielle
Trois secondes. C’est à peu près le temps qu’il aura fallu à une pancarte de lycéen pour gâcher la digestion présidentielle. Emmanuel Macron serait entré dans une colère noire après la diffusion, sur France 2, d’un slogan insultant visant son épouse Brigitte. Et le pire, pour le chef de l’État ? La chaîne n’a pas présenté ses excuses dès le lendemain. Un scandale d’État, ou presque.

Des enseignants absents, des établissements en colère, mais la véritable urgence présidentielle tient sur un bout de carton.
Un bout de carton qui ne passe pas à l’Élysée
Mardi 6 octobre 2026, le journal de 13 heures de France 2, présenté par Julian Bugier, ouvre sur les manifestations lycéennes qui secouent le pays. Défilent alors plusieurs pancartes dénonçant l’état de l’école, les conditions d’enseignement et la politique gouvernementale.
Parmi elles, un slogan particulièrement crû : « Macron bz ta prof, pas les nôtres ». Une référence à Brigitte Macron, ancienne enseignante du président de la République.
L’image apparaît deux fois à l’antenne, quelques secondes à peine. Suffisant pour provoquer une sacrée indigestion au palais présidentiel.
Selon les informations du Parisien, l’entourage d’Emmanuel Macron confirme son mécontentement : « Évidemment que ça ne lui a pas fait plaisir. »
Mais le véritable affront serait venu le lendemain, lorsque France 2 n’a pas jugé nécessaire de présenter des excuses à l’antenne.
Visiblement, on peut avoir les codes nucléaires et se faire terrasser par un carton de manifestation.
Des lycéens en colère, un président susceptible
Le plus savoureux reste le contexte. Depuis plusieurs jours, la colère des lycéens embarrasse sérieusement le gouvernement. Manque de moyens, enseignants absents, établissements dégradés : les motifs de contestation ne manquent pas.
Mais à l’Élysée, une autre urgence semble s’être imposée : les bonnes manières du journal télévisé.
Il faut dire qu’Emmanuel Macron entretient une relation parfois compliquée avec les plateaux de télévision. En juin dernier, son passage sur France 2 avait déjà tourné au fiasco d’audience, avec un agacement visible face à Caroline Roux.
Cette fois, pas besoin d’interview interminable. Quelques mots écrits au feutre auront suffi.
À lire aussi : Lycéens en colère, police sous tension, BFM chambrée : pendant ce temps, Macron est en Croatie
France Télévisions sommée de mieux surveiller les pancartes
Du côté de France Télévisions, la direction reconnaît que cette image n’aurait pas dû passer à l’antenne, tout en contestant toute intention de viser le couple présidentiel.
« Nous ne sommes pas responsables de ce qui est écrit sur les pancartes des manifestants », a rappelé Julien Duperray, directeur de la rédaction nationale, tout en reconnaissant la nécessité de maîtriser les images diffusées.
Reste une délicieuse ironie : au milieu d’une contestation nationale sur l’état de l’enseignement, une pancarte aura finalement réussi à obtenir toute l’attention présidentielle.
Les lycéens réclament des professeurs. Emmanuel Macron, lui, réclame des excuses. À chacun son programme scolaire.
par Yoann
Source : Le Média en 4-4-2


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