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C'est l'affaire ultra-médiatisée qui a secoué les États-Unis ces derniers mois. Et elle a connu le point d'orgue ce vendredi 4 septembre. Avec ces quelques mots, "Je n'ai pas d'autre choix que de prononcer l'annulation du procès", le juge du tribunal de Plymouth (Boston) William Sullivan a été contraint à cette décision faute d'accord unanime entre les 12 membres du jury.
Aux États-Unis, l'unanimité des jurés est requise pour rendre un verdict. D'après plusieurs sources, onze d'entre eux étaient favorables à l'acquittement sur la responsabilité pénale de Lindsay Clancy, tandis qu'un seul membre s'est opposé à ce verdict. Ce n'est qu'après plusieurs jours de délibération que le juge peut parvenir à la décision d'annuler le procès, en cas de "jury bloqué". Un procès peut être alors réorganisé des mois plus tard, avec un nouveau jury.
Psychose post-partum
Lindsay Clancy, 36 ans, est accusée d'avoir tué par strangulation ses trois enfants âgés de cinq ans, trois ans et huit mois au moment des faits. Elle aurait profité de l'absence de son mari, qu'elle a elle-même planifiée, pour mettre son plan à exécution.
À son procès, elle est apparue en fauteuil roulant, qui l'accompagne suite à sa tentative de suicide manquée après le triple infanticide. Si elle a survécu, elle est néanmoins devenue paraplégique.
Selon sa défense, elle reconnaît les faits mais plaide non-coupable, avançant l'argument qu'elle a agi sous l'influence d'une "voix" l'obligeant à commettre l'acte. Elle a ajouté souffrir d'un trouble post-partum.
"Ma fille s'est peut-être sentie rejetée quand elle est née. Je lui expliquerai quand elle sera plus grande et je m'excuserai 50.000 fois"L'affaire a donc pris une tournure nationale, devenant l'un des procès les plus médiatisés de l'été. Tout le débat se tourne autour des expertises psychologiques contradictoires, certains avançant que Lindsay Clancy était psychotique et qu'elle ne savait plus distinguer le bien du mal, tandis que l'accusation réfute l'argument en démontrant le fait qu'elle aurait planifié les meurtres et qu'elle était capable de comprendre la portée de son geste.
Au fil des événements, il apparaît que Lindsay Clancy aurait réclamé de l'aide à plusieurs reprises avant la tragédie. Au pied du tribunal, de nombreuses femmes se sont rassemblées pour soutenir Lindsay Clancy. Elles espèrent que ce procès permettra de mieux comprendre le syndrome post-partum, qui selon les associations, touche une à deux femmes sur 1.000.
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