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Entre le regain des tensions au Moyen-Orient et les attaques contre des raffineries en Russie, les prix des carburants sont à nouveau en hausse.
Par Maïwenn Furic avec AFP

JEAN-MARC BARRERE / Hans Lucas via AFP
Le gazole a passé la barre des 2 euros ce mercredi 15 juillet sous l’effet d’un regain de tensions internationales.
Une mauvaise nouvelle alors que de nombreux Français prennent la route des vacances. Les prix des carburants sont repartis à la hausse. Le gazole, carburant le plus consommé, a franchi le seuil des 2 euros ce mercredi 15 juillet, pour la première fois depuis le 15 juin, selon des données gouvernementales collectées par l’AFP. Il se vendait à 11 heures au prix de 2,003 euros le litre (moyenne sur 9 535 stations-service), en hausse de 4,4 % par rapport à la semaine précédente.
L’essence SP98 s’achetait 2,023 euros le litre et était repassée au-dessus des 2 euros le 30 juin, tandis que le SP95-E10, essence la plus consommée, coûtait 1,944 euro le litre, en moyenne sur 7 304 stations (+1,6% sur sept jours). Ces chiffres excluent la Corse et les départements et régions d’outre-mer.
Une hausse des prix des carburants causée par un regain de tensions internationales, alors que le cadre de négociations pour un accord de paix entre les États-Unis et l’Iran avaient permis une détente des marchés. Une nouvelle salve de frappes américaines contre l’Iran ainsi que le blocage du détroit d’Ormuz ont fait monter les cours du pétrole ce mercredi, autour des 80 dollars, après avoir atteint mardi de nouveaux sommets depuis mi-juin.
S’ajoutent à cela des attaques ukrainiennes contre les raffineries de la Russie, important producteur d’hydrocarbures. En conséquence, Moscou a annoncé le 8 juillet interdire ses exportations de gazole, tendant un peu plus le marché du gazole en réduisant le carburant disponible à l’échelle mondiale.
Le dispositif d’aides à nouveau sur la table avec cette nouvelle hausse
Bien que le pétrole importé en France ne vienne pas principalement de Russie et très peu du golfe arabo-persique, le marché des carburants fonctionne à l’échelle mondiale et une perturbation dans le détroit d’Ormuz suffit à faire grimper les cours internationaux. Même si l’approvisionnement français n’est pas directement menacé, une envolée du prix du baril se répercute nécessairement sur les tarifs affichés dans les stations-service.
Une nouvelle hausse des prix qui remet sur la table le sujet du dispositif d’aides publiques déployé depuis plusieurs semaines, jugé comme « un échec total » par le député socialiste Philippe Brun, en commentaire d’une mission flash de l’Assemblée nationale sur le sujet. « Seulement 24 % des Français qui pouvaient y prétendre ont eu recours » à l’aide aux gros rouleurs de 100 euros décidée par le gouvernement au printemps, a-t-il expliqué, appelant à s’inspirer d’un dispositif d’aide espagnol.
De son côté, la ministre déléguée à l’Énergie et porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a assumé mercredi sur BFM TV/RMC les modalités d’aides aux ménages sur les carburants, affirmant que 1,1 million de personnes, soit environ « un peu moins de 40 % de ceux qui étaient éligibles » ont touché l’aide aux gros rouleurs de 100 euros. Ce chiffre est plus élevé que celui présenté par Philippe Brun, qui explique que 40 % des gens éligibles ont fait la demande pour l’aide, mais seuls 24 % l’ont effectivement perçue.


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