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Avec la chute des températures moyennes, la mi-octobre représente l'une des dernières occasions pour l'autocueillette de pommes dans de nombreux vergers du Nouveau-Brunswick. Selon des pomiculteurs du sud-est de la province, cette année, la météo aura été exceptionnellement favorable tout au long de la saison de la récolte.
Cette année, tu le vois même dans le sourire des gens. Les sacs sont pleins, les pommes sont grosses. C’est vraiment le fun, a expliqué le copropriétaire du Verger La Fleur du pommier Jean-François Michaud, au micro de l’émission La matinale lundi.
L’an dernier, la sécheresse avait considérablement affecté les productions agricoles à l’échelle de la province, y compris les vergers. Plusieurs pommes, y compris celles de l'exploitation de M. Michaud située à Cocagne, n’avaient pas pu grandir à leur grosseur maximale.
Mais cette saison, le fruit est plus gros, selon lui, et les visiteurs étaient au rendez-vous.
On a eu des super belles fins de semaine, souligne le copropriétaire qui estime qu’il ne reste qu’une ou deux semaines à la saison.
Se remettre de la saison dernière
Juste à l’extérieur de Moncton, au Verger Irishview à Irishtown, le copropriétaire Reginald Petitpas est heureux d’annoncer qu’il vient de connaître sa meilleure saison.
Cette année, on a vraiment ce que t’appelles des premium apples. On a des belles, belles pommes.
En activité depuis quelques années, le verger Irishview a planté ses premiers arbres en 2017. La saison 2025, moins favorable, a toutefois eu un impact important, selon le pomiculteur.

Reginald Petitpas est le copropriétaire du verger Irishview situé juste à l'extérieur de Moncton.
Photo : Radio-Canada / Pascal Raiche-Nogue
L’an passé, ça a fait dur du point de vue des finances, souligne M. Petitpas, pour qui la taille des pommes avait notamment été un problème. Quand t’as des belles pommes, elles ne sont pas dures à vendre. Mais quand t’as des raisins, bien ça va mal, soutient-il.
Un intérêt grandissant
À Memramcook, au Verger Belliveau, le propriétaire Samuel Bourgeois indique que les visiteurs se font nombreux n’importe quel jour de la semaine, compte tenu d’une bonne météo, et ce, depuis quelques années.

Samuel Bourgeois, propriétaire du Verger Belliveau, est d'avis que la météo a été, dans l'ensemble, favorable à l'achalandage dans son verger.
Photo : Radio-Canada / Pascal Raiche-Nogue
Le weekend passé était probablement un de nos plus gros weekend qu'on a jamais eus. Ça a beaucoup à faire avec la température. C'est sûr que s'il fait beau, les gens cherchent quelque chose à faire dans le Grand Moncton, souligne-t-il en notant que de plus en plus de personnes semblent vouloir venir faire de l’autocueillette.
Après avoir passé une bonne saison, le propriétaire du Verger Belliveau espère un bon hiver, pour que la récolte de l’an prochain puisse rivaliser avec celle qu’il vient de vivre.
Un peu de neige et du froid, y’a pas de problème avec ça. C’est quand ça fait des rollercoasters [avec] des 10 °C, puis des -20 °C, puis des 15 °C, c’est là que ça peut être tricky, partage Samuel Bourgeois.
Avec des informations de Pascal Raiche-Nogue


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