NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
L'été 2026, marqué par des records de chaleur, pourrait être le plus chaud jamais enregistré en Europe. Dans les Alpes, les glaciers connaissent l'une des plus importantes pertes de glace. La fonte accélérée fragilise les montagnes, augmente le risque d'éboulements et d'avalanches et menace les ressources en eau.
Sur le glacier du Rhône, en Suisse, le sol craque sous les pieds. Des torrents d'eau creusent la surface et des rochers se détachent régulièrement des parois. «Soudain, les 20 mètres de glace sous mes crampons ne me paraissaient plus très solides», raconte le journaliste Alec Luhn qui s'est rendu sur place pour le magazine New Scientist.
NEWSLETTER
Recevez le meilleur de Slate directement dans votre boîte mail.
Plus de 9 mètres de glace ont fondu à la surface du glacier cette année. Depuis vingt ans, Andreas Bauder, chercheur en génie civil à l'école polytechnique de Zurich (ETH), plante des balises afin de mesurer la quantité fondue pendant les mois les plus chauds. Cette fois, l'une d'elles, longue de 4 mètres, a presque entièrement émergé de la glace. «Il y a eu une fonte excessive», constate-t-il.
Les glaces ont commencé à fondre particulièrement tôt cette année. La neige a été rare pendant l'hiver et la vague de chaleur inhabituelle de mai a accentué le phénomène. Le «jour de perte des glaciers», soit le moment où le volume de neige accumulé durant l'hiver est entièrement épuisé, est tombé début juillet dans les Alpes suisses. «Cela devrait normalement se produire fin septembre», explique Rainer Prinz, chercheur en climatologie de l'université d'Innsbruck, en Autriche.
La fonte menace les ressources en eau
L'impact sur les ressources en eau est conséquent. «Chaque jour de fortes chaleurs épuise les réserves de glace, ces stocks qui se sont constitués il y a plusieurs décennies, voire des siècles», explique Matthias Huss, glaciologue à l'ETH. Le glacier du Rhône est la source du fleuve du même nom. Son eau alimente des centrales hydroélectriques, contribue au refroidissement de réacteurs nucléaires et sert à l'irrigation de régions agricoles et viticoles.
En 2026, il a perdu environ 30 millions de tonnes de glace, l'équivalent de 12.000 piscines olympiques. Une rivière sous-glaciaire s'est formée, contribuant à le fragiliser. De gigantesques crevasses ont creusé les sols enneigés. Les scientifiques cherchent désormais de nouveaux moyens pour détecter les fissures, avant qu'elles ne deviennent dangereuses. Un simple câble à fibre optique déployé à travers le glacier a par exemple permis de repérer des crevasses situées jusqu'à 25 mètres sous la surface.
«Nous devons désormais davantage nous concentrer sur la surveillance afin de prévenir les catastrophes», estime Thomas Hudson, sismologue à l'ETH. Les perspectives à long terme restent sombres. Plus de 1.000 glaciers suisses, soit 40% du total, ont déjà disparu au cours des cinquante dernières années. Selon les projections, plus de 97% de ceux situés dans les Alpes pourraient ne plus exister d'ici à 2100. Sur le glacier du Rhône, il ne resterait à cet horizon qu'environ 5% de la langue glaciaire.
Des solutions sont avancées, comme les géotextiles utilisés par certaines stations de ski pour protéger les pistes contre le soleil. Mais leur généralisation en Suisse coûterait environ 1,5 milliard d'euros par an et ne ferait que ralentir la disparition des glaciers. Limiter le réchauffement mondial à 2°C permettrait en revanche de préserver près de deux fois plus de ces étendues gelées, dont 269 dans les Alpes.





























.jpg)






French (CA)