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À quoi doivent s'attendre les familles pour l'épicerie de la rentrée scolaire? La fameuse boîte à lunch coûtera-t-elle plus cher cette année? Une étude du Laboratoire de sciences analytiques en agroalimentaire de l'Université Dalhousie s'est penchée sur la facture alimentaire de l'automne 2026 et prévoit une hausse des prix au cours des prochains mois.
L'étude souligne que le répit observé en août devrait se poursuivre jusqu'au mois de septembre. Toutefois, à compter d'octobre, les familles doivent s'attendre à une remontée des prix.
L'auteur du rapport et directeur du laboratoire, Sylvain Charlebois, précise que cette hausse touchera particulièrement certains produits : les bananes (+12,0 %), les carottes (+9,2 %), le yogourt (+5,2 %) ou encore le jus de pomme (+7,8 %).
Selon lui, cette situation découle principalement de facteurs géopolitiques, notamment l'imposition de tarifs douaniers par l'administration américaine.
Lorsqu'une économie comme l'économie américaine joue sur les tarifs, ça touche l'ensemble de la planète. J'ai l'impression que c'est ce qui se passe dans le cas des bananes, des carottes et des agrumes, indique Syvain Charlebois.
L'an passé, les contre-tarifs avaient déjà eu un impact sur des denrées comme le café et les oranges.

L'auteur du rapport, Sylvain Charlebois, prévoit une remontée du prix des aliments à compter d'octobre. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Samuel Lapointe-Savard
L'étude révèle aussi une disparité régionale quant au coût de la boîte à lunch. À Winnipeg, elle s'élèverait à 54,14 $, ce qui place la capitale manitobaine au 6ᵉ rang des villes canadiennes les plus chères, derrière St. John's, Moncton, Vancouver, Montréal et Charlottetown, mais devant Toronto, Edmonton et Ottawa.
Pour atténuer l'impact de cette éventuelle hausse, Sylvain Charlebois invite les familles à faire preuve de flexibilité et à adapter leur stratégie d'achat : privilégier les aliments de base non touchés par les hausses, varier les fruits selon les promotions de la semaine et fréquenter au besoin, les centres de liquidation, où les rabais peuvent atteindre de 60 % à 70 %.

Le directeur général de la DSFM, Alain Laberge, s'inquiète de l'impact de la hausse des prix sur les programmes alimentaires scolaires. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Gavin Boutroy
Des répercussions directes sur le budget de la DSFM
À la Division scolaire franco-manitobaine (DSFM), le directeur général, Alain Laberge, qualifie ces données de préoccupantes, d'autant plus que les prévisions s'arrêtent pour l'instant à décembre. Il redoute les répercussions de cette inflation sur le budget du programme de petits déjeuners et de dîners offerts aux élèves.
Ça va simplement gonfler la facture. Si on achète le même nombre de bananes cette année, le coût total sera plus élevé. Nous devrons obligatoirement réajuster nos budgets.
Pour éviter une envolée des prix, Sylvain Charlebois exhorte Ottawa à exclure le secteur agroalimentaire des éventuels contre-tarifs, parce que, dit-il, les marges y sont très minces. Selon lui, des droits de douane de 10 % à la frontière auraient un effet direct et immédiat sur le portefeuille des consommateurs.


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