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L’Iran a lancé son attaque contre des bases américaines en représailles à une frappe américaine contre des installations navales iraniennes, qui a fait de nombreuses victimes. L’utilisation, selon certaines estimations, de plus de 80 intercepteurs PAC-3 lors d’un seul engagement représente plus de dix pour cent de l’arsenal américain total, alors même que les intercepteurs sont en pénurie dans le monde occidental, principalement en raison de leur utilisation massive contre l’Iran, mais aussi des importants dons faits à l’Ukraine. Si des sources gouvernementales américaines ont affirmé qu’aucune installation n’avait été endommagée par les frappes iraniennes, des images prises au sol et par satellite ont confirmé des dégâts, renforçant les inquiétudes persistantes quant à l’efficacité limitée du système Patriot.
Les frappes iraniennes sont décrites comme étant planifiées selon une stratégie d’épuisement des intercepteurs, qui tire parti des importants stocks de missiles de première génération tels que le Shahab 3, acquis dans les années 1990. L’Iran n’a pas nécessairement besoin que tous ses missiles balistiques atteignent leur cible si ces derniers contraignent les batteries américaines à lancer plusieurs intercepteurs en réponse. Si plusieurs intercepteurs sont tirés contre un même missile, le nombre d’armes défensives consommées peut rapidement dépasser le nombre d’armes offensives qui parviennent effectivement à pénétrer le système de défense.
Les États-Unis ont lancé des attaques contre l’Iran en février alors que leur arsenal d’intercepteurs pour systèmes Patriot était déjà fortement réduit. En juillet 2026, il a été confirmé que les stocks étaient tombés à seulement 25 % du volume jugé nécessaire par le Pentagone. Plusieurs sources occidentales ont confirmé le 5 mars 2026 que l’armée américaine avait utilisé plus de 800 intercepteurs de systèmes Patriot en seulement cinq jours d’engagements avec les forces iraniennes. Les pénuries étaient telles qu’en mars, les États-Unis ont été contraints de demander des intercepteurs à la Pologne pour reconstituer leurs stocks, après une réduction drastique de l’arsenal de l’armée.
Face à la grave pénurie d’intercepteurs et autres missiles, les États-Unis ont été contraints de suspendre leurs livraisons d’armes à leurs partenaires stratégiques en Asie et en Europe, et de retirer un grand nombre de moyens du théâtre d’opérations Pacifique, notamment les systèmes THAAD et Patriot en Corée du Sud. L’Iran a utilisé une large gamme de missiles et de drones pour atteindre ses cibles, les cibles prioritaires étant frappées par des missiles plus complexes et coûteux, tels que le Fattah 2, qui intègre un planeur hypersonique quasi impossible à intercepter.
Fin mars, le journal israélien Haaretz a confirmé que 80 % des missiles iraniens lancés contre des cibles israéliennes atteignaient leur cible, ce qui indique que les bases américaines en Europe, bien moins bien défendues, pourraient être extrêmement vulnérables.
Source originale: Military Watch
Traduit de l’anglais par Afrique Asie


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