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Le congrès de l'Union des municipalités de la Colombie-Britannique (UBCM) a lieu de lundi à vendredi à Vancouver. Alors que le gouvernement provincial prévoit un déficit record, que la guerre commerciale fait rage entre les États-Unis et le Canada, et que les élections municipales du 17 octobre approchent, des annonces en matière d’investissements sont à prévoir.
Il est clair depuis un moment que le niveau actuel des dépenses de la province n’est pas tenable, explique Cori Ramsay, qui préside l’UBCM.
Je pense, donc, que la question centrale pour le gouvernement est de savoir quelles sont les priorités, et quels programmes doivent être retirés ou maintenus, ajoute-t-il.
Brittny Anderson, ministre d'État chargée des Administrations locales et des Collectivités rurales, reconnaît que « les temps sont un peu différents de ce qu’ils ont été il y a quelques années » et qu'il faut donc être « très prudents avec les dépenses ».
« Et je pense que les collectivités locales en sont conscientes et qu'elles le comprennent, et qu'elles sont tout à fait disposées à collaborer avec nous », ajoute la ministre.
Daniel Arbour, directeur au District régional de la vallée de Comox, estime lui aussi que le déficit annoncé de la province laissera son empreinte sur bon nombre de discussions cette semaine.
Il y a eu des coupures dans plusieurs programmes clés au niveau municipal par la province, et il y a plusieurs résolutions pour rétablir ces financements ou trouver des alternatives, explique-t-il.
Au moins 150 résolutions devraient être débattues cette semaine. Daniel Arbour estime que le congrès de l’UBCM est un moment important, qui réunit « toutes les municipalités et tous les districts régionaux de la Colombie-Britannique pour parler des priorités », et ce, pas seulement entre eux, « mais avec les ministres et les équipes de la province ».
La DRIPA au menu
La session plénière du mardi est souvent l’occasion pour le gouvernement provincial d’aborder des sujets qui font débat. Cette année, le sujet sera : Comprendre la DRIPA : les opportunités, défis et conséquences pour les communautés de la Colombie-Britannique.
Ça devrait donner un débat très enrichissant, complet et approfondi, afin de comprendre ce qu’est la DRIPA et ce qu’elle n’est pas, et comment nous pouvons oeuvrer, tous ensemble, à la réconciliation, commente Brittny Anderson.
Qu'est-ce que la DRIPA?
Adoptée en 2019, la Loi sur la Déclaration sur les droits des peuples autochtones (DRIPA) est une loi de la Colombie-Britannique devant notamment conduire à l'harmonisation du régime législatif et des décisions du gouvernement avec la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones (DNUDPA).
Le sujet des accords de confidentialité devrait également être discuté dans les allées du Centre des congrès de Vancouver. Certains reprochent en effet au gouvernement provincial d’en abuser.
Il a été demandé à nos collaborateurs de signer des accords de confidentialité simplement pour parler avec le personnel de la province de sujets généraux, et parfois la demande a lieu avant même qu’on sache sur quoi la conversation portera, déplore Cori Ramsay.
Il s’agit d’une utilisation abusive de ces outils, et nous allons le dire haut et fort.
Daniel Arbour est du même avis. Ils essaient de ne pas nous laisser parler de ce qui se passe, ou de nous cacher ce qui se passe. Il y a des inquiétudes là-dessus au niveau politique, fait-il savoir, notamment concernant certains programmes que la province élimine.
Nous nous efforçons de mettre en place une politique relative aux accords de confidentialité qui soit appliquée par le gouvernement, afin qu'il soit clair dans quels cas il faut recourir à ces accords et dans quels cas il ne faut pas, a répondu de son côté la ministre Brittny Anderson.
Avec des informations de Justin McElroy et de l’émission Phare Ouest


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