Les interventions américaines sur les marchés cet été en ont laissé plus d’un perplexe. La première, pour soutenir le yen. La seconde, pour calmer les marchés obligataires. N’importe quel économiste ou financier qui se respecte sait que les interventions sur les marchés, surtout quand ils ont la profondeur des marchés des changes ou de la dette américaine, sont plus ou moins vouées à l’échec.
Ce «plus ou moins» explique sans doute que les grands argentiers tentent leur chance régulièrement. Y compris en Suisse, où la Banque nationale avait dû lâcher prise lorsqu’elle défendait un taux plancher entre le franc et l’euro en 2015, mais elle a tout de même permis de freiner les embardées de la monnaie helvétiques ces dernières années. La Fed a eu un impact sur les marchés en rachetant des actifs pendant la période de l’assouplissement quantitatif, mais pour y parvenir, elle a dû y consacrer des centaines de milliards de dollars.


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