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ACTUALITÉ. Depuis le début de l’été, la rue Saint-Marcel et une portion de la rue Saint-Jean, étaient inaccessibles en raison de l’important chantier de réaménagement, dans le cadre de la revitalisation urbaine intégrée du quartier Saint-Joseph. Cette semaine, les barrières sont disparues et la circulation a pu reprendre, au grand plaisir des commerçants du secteur.
Sur la rue Saint-Marcel, il s’agissait d’une réfection complète des infrastructures, incluant le remplacement des conduites d’eau potable (datant de 1964), la reconstruction de la chaussée, un réaménagement géométrique de la rue ainsi que le renouvellement de l’éclairage, sur une distance d’environ 260 mètres. L’ajout de verdure et le réaménagement de la zone de stationnements sur la rue en face de l’église ont aussi été intégrés au projet.
Les travaux, réalisés au coût de 2,727 millions de dollars, viennent s’ajouter aux récents projets de la rue Saint-Albert et du parc Gérard-Perron, ce qui a comme objectif de rendre ce secteur central de la ville plus dynamique, attrayant et sécuritaire.
Des commerçants heureux, malgré quelques réserves
Nancy Lebel-Martin, propriétaire de la friperie Coccinelle, se réjouit de la fin des travaux. (Photo : Ghyslain Bergeron)Les travaux ont lourdement impacté les affaires des commerçants du quartier. Les rues étaient fermées, les trottoirs cahoteux et la signalisation, selon les gens d’affaires, défaillante.
Nancy Lebel-Martin, propriétaire de la friperie Coccinelle, se réjouit de la fin des travaux. «Après la sortie des commerçants pour dénoncer les failles dans l’affichage, ça s’est amélioré, car les gens pensaient que nous étions fermés! La Ville et Drummond Économique ont été à l’écoute. Les ventes ont repris par la suite et, à ce jour, on voit la différence. Avec le temps, les clients ont changé leurs habitudes après quatre mois de travaux. On s’est ajustés et il y a eu une belle entraide entre les commerçants. C’est que du positif», a-t-elle lancé.
Le gérant de La Penderie va dans le même sens : «Ç’a été difficile, il y a eu des baisses de revenus et ce n’est pas encore comme avant, mais depuis que la rue est ouverte, les poches de linge rentrent. C’est de bon augure», a expliqué Normand Fontaine.
Quant au directeur de l’Association des personnes handicapées de Drummond (APHDR), Daniel Mailhot, bien qu’il salue les améliorations dans le secteur, il se dit désolé de ne pas avoir été entendu.
Daniel Mailhot de l’APHDR. (Photo : Ghyslain Bergeron)«J’ai assisté à quasiment toutes les rencontres en vue des travaux et j’ai mentionné que l’emplacement de notre bureau devait être considéré lors de l’élaboration des plans. Malheureusement, ils ont quand même décidé de mettre les cases de stationnement pour handicapés de l’autre côté de la rue. Ça va être beau en hiver pour me rendre au bureau! Mes collègues déblayaient l’entrée pour m’aider, mais là, elles ne pourront pas le faire sur toute la rue. De plus, quand l’autobus pour les gens à mobilité réduite va s’arrêter devant l’APHDR, la rue va être bloquée… ou ça va passer vraiment serré.»
Sur la rue Saint-Jean, même si les travaux ne touchaient pas directement les infrastructures, les contrecoups liés aux accès difficiles se sont aussi fait ressentir.
«Ç’a été vraiment mort, c’était l’enfer, explique la propriétaire de la Friperie chez Guylaine. Avec l’ouverture de la rue, c’est plus vivant. Ça fait une bouffée d’air et il était temps. Espérons que les améliorations vont dynamiser le secteur.»
Lors du passage de L’Express dans le secteur, mercredi matin, des ouvriers étaient à peaufiner des petits détails sur la chaussée.


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