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La première séance de volleyball organisée par les Services aux immigrants de Thompson pour les jeunes de l’école d’immersion Riverside a eu lieu au début du mois d’octobre. L’activité tombe à point nommé pour les parents immigrants qui peinent à trouver des loisirs abordables pour leurs enfants.
Les cours sont terminés à l’école Riverside, mais une quarantaine de jeunes se rassemblent dans le gymnase. Le chaos propre à la fin des classes laisse rapidement place à des exercices structurés, sous le regard attentif de deux joueurs de volleyball du RD Parker Collegiate.
Parmi eux, Kanish Dhand, 10 ans, et Aember Dhawan, 11 ans, attendent leur tour pour s’exercer à la manchette et à la passe.
Je veux apprendre à jouer au volleyball et je veux devenir bonne dans ce sport.

Aember Dhawan, 11 ans, participe à l'activité de volleyball avec ses amies.
Photo : Radio-Canada / Juliette Straet
C’est la première fois que je joue et je veux juste explorer ce sport; il y a beaucoup de choses que je veux apprendre, confie Kanish Dhand. Originaire de l’Inde, le jeune garçon a passé la majeure partie de sa vie à Thompson et apprend le français à l’école d’immersion.
Pour sa mère, Priya Dhand, également membre du conseil d’administration des Services aux immigrants de Thompson, c’est un soulagement de voir son fils s'adonner à une activité sportive plutôt que de passer son temps devant un écran.
En tant que formatrice en éducation de la petite enfance au Collège universitaire du Nord (UCN), j’enseigne l’importance du jeu actif pour les enfants. J’en suis une fervente défenseure, souligne la mère de famille.

Priya Dhand est venue chercher son fils Kanish à l'école Riverside après l'activité de volleyball.
Photo : Radio-Canada / Juliette Straet
Néanmoins, comme pour beaucoup de parents immigrants à Thompson, Priya Dhand peine à dénicher des activités abordables pour son fils.
Quand on est immigrant, on vient ici en partie pour bâtir sa vie. Ton conjoint travaille, tu travailles, tu n'as ni le temps ni de famille à qui confier tes enfants pour qu'ils aillent à leurs activités. Et tu te retrouves tout seul.
Les étés très courts et le coût des sports d'hiver, comme le hockey, représentent des obstacles, selon elle. Ils suivent un cours de karaté et cela coûte 900 $ pour trois mois, déplore-t-elle.
Il y a des activités à Thompson, comme le hockey, le jeu de quilles ou le tennis, mais l'offre est limitée et ils vont demander aux parents de collaborer, confirme Rhria Cuenca, agente d’établissement en milieu scolaire pour les Services aux immigrants de Thompson.
Des services pour les immigrants
C’est déjà la deuxième année que l’organisme met sur pied des séances de volleyball dans les écoles de cette ville du Nord manitobain. L'activité est offerte à l’école d’immersion Riverside ainsi qu’à l’école Burntwood, les deux établissements qui accueillent la plus grande proportion d’enfants de nouveaux arrivants.
Le programme est entièrement gratuit et ne requiert aucune participation des parents, puisqu'il se déroule directement à l’école, sous la supervision de bénévoles et d’employés des Services aux immigrants de Thompson.

Rhria Cuenca travaille pour les Services aux immigrants de Thompson depuis trois ans et coordonne l'activité de volleyball.
Photo : Radio-Canada / Juliette Straet
L’agente d’établissement en milieu scolaire Rhria Cuenca constate d’ailleurs les retombées positives de ces activités sur les jeunes. Ça les aide à faire connaissance avec tout le monde. C’est important dans une petite communauté comme celle-ci pour se faire des amis, explique-t-elle.


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