L’échéance approche. Dans quelques jours, à savoir les 10 et 11 août, le Conseil des Etats examinera la question des fonds propres de base dure (capitaux susceptibles d’absorber les pertes en cas de crise) d’UBS. Ce ne sera pas la première fois: le 4 mai, la Commission de l’économie et des redevances de la Chambre haute du parlement avait commencé à analyser le dispositif législatif proposé par le Conseil fédéral pour renforcer les filiales à l’étranger de la grande banque. Mais les sénateurs ont préféré ne pas prendre de décision lors de cette séance: ils ont d’abord souhaité approfondir le dossier et explorer les «options alternatives».
La dénommée «Lex UBS» est en effet un sujet sensible. Elle a provoqué un bras de fer inédit entre le gouvernement fédéral et la direction du géant de la gestion de fortune. La conseillère fédérale chargée du dossier, Karin Keller-Sutter, et le directeur général de l’établissement, Sergio Ermotti, ont même affiché publiquement, par média interposé, leur différend sur le sujet. Un fait rare dans le paysage politique suisse.


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