Epilogue d’un pénible marathon parlementaire, le budget de l’Etat français pour 2026 a été adopté définitivement lundi, après le rejet des deux dernières motions de censure contre le gouvernement, qui aura finalement fait passer le texte par 49.3 grâce à la mansuétude des socialistes.
La motion de censure des groupes Insoumis, écologiste et GDR (communistes et ultra-marins) a été approuvée par 260 députés, alors que 289 voix étaient nécessaires pour faire tomber le gouvernement. Celle du RN et de son allié UDR (Union des droites pour la République) a recueilli seulement 135 voix. Le budget de l’Etat, qui avait été présenté en conseil des ministres le 14 octobre, prévoit de ramener le déficit à 5,0% du PIB, contre 5,4 en 2025.
Lire aussi: Pas de censure pour Lecornu: la France voit le bout de son tunnel budgétaire dans la douleurUne «ambiance politicienne»
Le premier ministre Sébastien Lecornu, désireux de tourner la page, a fustigé une «grande déconnexion» pendant ces 350 heures de débat entre ceux «qui refusent le désordre» et ceux qui veulent «bloquer» et «tout rejeter», ciblant le Rassemblement national et la France insoumise.
«Il y a une ambiance politicienne» à l’Assemblée qui «sent bon la campagne» des élections municipales et présidentielles à venir, a-t-il déploré. Dans un message sur X, il s’est réjoui que la France ait «enfin» un budget, qui n’est «pas le texte du gouvernement» mais «le résultat d’un compromis parlementaire, intégrant des amendements de tous les groupes». Alors que pour la deuxième année consécutive, il faut attendre le mois de février pour que la loi de finances soit adoptée.
La France a enfin un budget.
Un budget qui assume des choix clairs et des priorités essentielles. Un budget qui contient la dépense publique, qui n’augmente pas les impôts pour les ménages et les entreprises.
Ce texte n’est pas le texte du Gouvernement, il est le résultat d’un…
Revenant sur sa promesse d’octobre, le chef du gouvernement aura dégainé trois 49.3 pour faire passer sans vote le budget, resté un marqueur d’opposition ou de soutien au gouvernement.
Après le dernier recours vendredi à cet article décrié de la Constitution, les groupes de gauche hors-PS et du bloc d’extrême droite avaient déposé chacun une motion de censure, toutes deux repoussées lundi par les députés.
Leur rejet vaut adoption définitive du budget, que le gouvernement a largement négocié avec les socialistes pour obtenir un compromis et éviter qu’ils ne le censurent.
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