Un opéra sombre, noir, tragique, avec une lueur de transcendance à la fin: c’est ainsi qu’Olivier Py voit Dialogues des Carmélites. Adapté d’après une pièce de Georges Bernanos, l’opéra de Francis Poulenc, créé en 1957 à la Scala de Milan, est une plongée vertigineuse dans la Terreur révolutionnaire qui persécuta les communautés religieuses. Bernanos explore et scrute les déchirements intérieurs des carmélites de Compiègne dans leur marche vers la guillotine. Il fait dire à Constance que l’on meurt les uns pour les autres, les uns à la place des autres, et finalement, comme le Christ est mort pour nous, afin de donner sa Vie éternelle.
Une matière faite pour le catholique Olivier Py, dont cette production fut d’emblée un succès en 2013 au Théâtre des Champs-Elysées de Paris. Blanche de La Force – le rôle-titre – est cette nature craintive et obstinée qui nous touche par ses contradictions. Aux premières heures de la Révolution, cette jeune aristocrate abandonne les privilèges de la haute noblesse pour le dépouillement de la vie monastique. Quelles sont ses motivations? On ne le saura jamais entièrement; et c’est la force de ce livret qui nous fait entrer dans les tréfonds de la psyché humaine sans jamais forcer le trait.


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