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Le Centre d’études collégiales (CEC) de La Tuque réussit à obtenir du financement pour boucler ses trois prochaines années d’activités.
Le Cégep de Shawinigan, qui gère le CEC, a annoncé jeudi avoir reçu un financement de 339 228 $ sur trois ans du ministère de l'Enseignement supérieur.
L'avenir du CEC de La Tuque était incertain depuis un an, en raison d’ajouts de programmes qui n’ont pas réussi à attirer plus d’étudiants.
Le financement permettra de mettre sur pied de nouveaux programmes, dont un Tremplin DEC Premières Nations adapté aux réalités des jeunes des communautés et un programme de sciences humaines.
L’objectif, c’est vraiment d’offrir une année de transition vers les études collégiales avec une offre qui tient compte de la réalité des Premières Nations. Par exemple, on va offrir un cours d’atikamekw, explique la directrice des programmes au Cégep de Shawinigan, Geneviève Ducharme.
La première année du programme de Sciences nature sera aussi offerte à La Tuque dès l'automne 2027. Les étudiants devront ensuite poursuivre leur programme à Shawinigan. La même formule sera disponible en sciences humaines à partir de 2028.
L'objectif est d'atteindre le nombre de 50 étudiants d'ici trois ans, le seuil de rentabilité pour le centre collégial. À l’heure actuelle, environ 25 personnes y sont inscrites.
Garder les jeunes dans la communauté
Un des objectifs du cégep est de garder les jeunes de La Tuque dans leur région.
D’ailleurs, l'agente de service social Samie Duchesneau a été engagée pour accompagner les étudiants qui vont choisir La Tuque.
Quand on arrive du secondaire, on ne sait pas toujours ce que le cégep peut nous offrir. Je suis là pour promouvoir le CEC et les études postsecondaires à La Tuque, explique-t-elle.

Les étudiants auront l'option de suivre certains programmes. (Photo : 15 octobre 2026)
Photo : Radio-Canada / Martin Chabot
Samie a d’ailleurs elle-même fait ses études collégiales à La Tuque. Aujourd’hui, elle veut redonner à sa communauté.
Je crois que le cégep à La Tuque, c’est une bonne chose. Devoir quitter la maison pour étudier au cégep, ça implique de voler de ses propres ailes à 17 ans. Ce sont des coûts importants aussi avec la location d’un logement, l’achat d’une auto, ajoute Samie Duchesneau.
Un rayon de soleil
C’est un rayon de soleil, littéralement. C’est ainsi que le maire de La Tuque, Pierre Pacarar, a accueilli la nouvelle du financement.
On a beaucoup de jeunes, des allochtones et des Autochtones, qui veulent étudier à La Tuque, mais qui sont obligés de partir en raison de la faible offre, explique le maire. On a des jeunes qui ont des talents. Ils vont avoir des occasions de se développer et d’aspirer à leurs rêves ici..

Le prochain défi du Centre d’études collégiales de La Tuque sera de recruter afin de compter au moins 50 étudiants, seuil de rentabilité.
Photo : Radio-Canada / Martin Chabot
Il y avait une incertitude sur la survie du Centre d'études collégiales sans nouveau financement. Ça ne va pas bien à La Tuque en ce moment avec les tarifs de Trump. C’est une bouffée d’air frais et ça donne de l’espoir, ajoute le maire.


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