NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Après plusieurs années de hausse, la demande semble se stabiliser à la banque alimentaire de Kapuskasing. À Sudbury, en revanche, l’Afro Women and Youth Foundation sert désormais plus de 100 personnes par semaine. Dans les deux communautés, le coût de la vie et les ressources limitées des organismes restent au cœur des préoccupations.
À Kapuskasing, la demande avait augmenté d’environ 20 % par année pendant trois ou quatre ans, selon Yves Labelle, président de la banque alimentaire locale. Il estime que la situation s’est stabilisée depuis environ un an.
Son territoire, de Fauquier à Opasatika, compte environ 12 000 à 13 000 résidents. Il s’est étendu il y a environ un an et demi, avec l’intégration de la banque alimentaire de Moonbeam.

Le territoire de la banque alimentaire de Kapuskasing s’étend de Fauquier à Opasatika.
Photo : Radio-Canada / Louise Thompson
À Sudbury, la tendance est différente. Depuis le lancement de son programme, il y a trois ans, l’Afro Women and Youth Foundation a vu le nombre de personnes servies chaque semaine augmenter considérablement.
Nous avions l'habitude de recevoir cinq personnes par semaine, parce que les produits alimentaires n'étaient pas très abondants à ce moment-là, explique Adebola Adefioye, fondatrice et directrice générale de l’organisme.
L'année dernière, nous enregistrions environ 50, 60 personnes par semaine, mais, en ce moment, nous servons plus de 100 personnes par semaine. Et notre banque alimentaire est ouverte deux fois par semaine, ajoute-t-elle.

Dans le Nord de l’Ontario, les banques alimentaires adaptent leurs services aux besoins des personnes qu’elles desservent.
Photo : The Canadian Press / Sammy Kogan
Le coût de la vie pèse sur le budget des ménages
Avoir un emploi ne suffit pas toujours à joindre les deux bouts. Yves Labelle constate que des personnes qui travaillent à temps partiel ou à temps plein ont elles aussi besoin d’aide alimentaire.
La réalité aujourd’hui, c’est pas seulement le monde sans travail qui a besoin de la banque alimentaire, souligne-t-il.
À Kapuskasing, dit-il, l’été apporte généralement un répit, mais la fin des travaux saisonniers peut entraîner une nouvelle hausse des demandes à l’automne.
Dans le Nord de l'Ontario, la saison de la construction et les projets routiers s'achevant habituellement en octobre ou novembre, nous constatons généralement une hausse des demandes à partir de novembre et pour le reste de l'hiver, explique M. Labelle.
La hausse des loyers, ajoute-t-il, accentue également la pression sur les budgets : lorsque le logement absorbe une grande partie des revenus, il reste moins d’argent pour l’épicerie.

Adebola Adefioye est fondatrice et directrice générale de l’Afro Women and Youth Foundation, qui offre une aide alimentaire et d’autres services de soutien aux personnes et aux familles de Sudbury.
Photo : Radio-Canada / Bienvenu Senga
À Sudbury, Adebola Adefioye observe également que les personnes qui demandent de l’aide ne sont pas nécessairement sans emploi. Lorsqu'ils viennent pour des produits alimentaires, ils peuvent aussi faire des achats à la banque de vêtements, obtenir des produits d'hygiène, chercher des manteaux d'hiver, des chaussures pour leurs enfants, précise-t-elle.
Des ressources à maintenir
Les partenariats permettent aux banques alimentaires de poursuivre leurs activités, mais ils ne répondent pas à tous leurs besoins.
Comme l'explique Yves Labelle, à Kapuskasing, l’organisme reçoit du soutien de commerces, d’entreprises et de la population, ainsi que de Feed Ontario. Il partage aussi des surplus alimentaires avec Smooth Rock Falls et d’autres communautés de la région.

Les denrées distribuées par les banques alimentaires contribuent à soutenir les personnes et les familles qui peinent à couvrir leurs dépenses essentielles.
Photo : La Presse canadienne / Sammy Kogan
Il explique cependant que l’approvisionnement en produits frais pose toutefois un défi : la banque alimentaire manque d’espace réfrigéré pour conserver les fruits et les légumes. Elle cherche donc du financement pour acquérir des réfrigérateurs commerciaux et limiter le gaspillage.
À Sudbury, l’Afro Women and Youth Foundation peut compter sur plusieurs partenaires.
Malgré ce soutien, le financement demeure un enjeu. L’organisme, qui disposait auparavant de deux locaux, doit désormais fonctionner dans un espace unique et plus petit.
Sa fondatrice souhaite pouvoir conserver Thomas Kokou Noutche, coordonnateur du programme bilingue, dont le poste est actuellement financé pour un an. Elle estime qu’une ressource francophone est nécessaire pour répondre aux besoins de sa clientèle.
Un financement supplémentaire permettrait à l’organisme, selon Thomas Kokou Noutche, de maintenir ce poste et d’assurer la continuité de ses activités à long terme.
L’hiver, un autre défi
Dans le Nord de l’Ontario, l’hiver peut aussi compliquer l’accès à l’aide alimentaire, selon les deux organismes.
À Kapuskasing, les fermetures occasionnelles de routes empêchent parfois des bénéficiaires des communautés environnantes de se rendre à la banque alimentaire. L’organisme fait alors preuve de souplesse pour éviter qu’ils attendent un mois avant de recevoir de nouveau de l’aide.
Il collabore également avec le centre de santé local pour livrer de la nourriture aux personnes à mobilité réduite. Ce service rejoint de 10 à 12 usages par semaine, selon Yves Labelle.

Plantains, ignames, haricots et autres denrées sont proposés aux bénéficiaires de la banque alimentaire de l’Afro Women and Youth Foundation, à Sudbury. Ces produits permettent notamment de répondre à des habitudes et à des besoins alimentaires variés.
Photo : Radio-Canada / DEBORAH ST-VICTOR
À Sudbury, la fondation aide notamment les familles nouvellement arrivées à affronter le froid en distribuant des manteaux et des bottes, en plus de maintenir l’accès aux denrées alimentaires.
Nous avons [aussi] une intervenante en santé mentale pour la communauté noire à qui ils peuvent venir parler […] Et si nous devons les orienter, nous avons des agences partenaires […] vers qui nous orientons, explique Adebola Adefioye.
L'hiver est une saison difficile, mais nous fournissons simplement tout le soutien possible, conclut-elle.


5 hour_ago
33



























.jpg)






French (CA)