Depuis la création de sa formule actuelle voilà quatre ans, le Tour de France femmes a plusieurs fois flirté avec la Suisse. Avec une arrivée au Markstein, dans le massif des Vosges en 2022. En longeant la frontière de Genève à La Chaux-de-Fonds en 2024. En s’élançant de Châtel, dans le domaine franco-suisse des Portes du Soleil, en 2025. Mais s’il a déjà débuté aux Pays-Bas et traversé la Belgique en 2024, il aura fallu attendre 2026 pour que le peloton traverse nos frontières. La course aura cette année une forte coloration helvétique, puisque deux des neuf étapes se dérouleront en intégralité sur notre territoire, et la troisième partira de Genève avant de sillonner le Jura français.
Le mérite de ce «grand départ» suisse revient pour bonne part à Lausanne, puisque la capitale olympique s’est profilée pour l’accueillir un jour dès la première édition de l’épreuve. L’année dernière, au moment de dévoiler le parcours, la directrice, Marion Rousse, louait l’enthousiasme des autorités politiques locales en même temps que la topographie à explorer. «Avec un grand départ depuis la Suisse, on s’éclate à tracer les parcours: avec plusieurs massifs pas loin, ça permet d’aller chercher de la montagne assez rapidement», soulignait-elle, tandis que la municipale lausannoise Emilie Moeschler affirmait dans nos colonnes utiliser l’événement pour donner «un grand coup de pédalier vers l’égalité».


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