Objets rangés par catégories, affaires peu utilisées reléguées à la cave, dans des boîtes transparentes pour mieux les retrouver, pantalons soigneusement pliés dans des tiroirs plutôt que suspendus sur des cintres, car «on en range plus»… Depuis que Paola, trentenaire lausannoise, s’est offert les services d’une coach en organisation et rangement (Space of Mine, à Bursinel, VD) elle a l’impression de «vivre dans un magasin» dès qu’elle ouvre un placard. «C’est trop beau», sourit celle qui est sur le point d’accoucher, vibrante d’enthousiasme. C’est d’ailleurs l’arrivée d’un bébé qui a motivé son couple à chercher de l’aide, alors que les tensions au sujet de l’encombrement de l’appartement devenaient source de frustration. «Je faisais des efforts, mais je n’arrivais pas à me débarrasser de certaines choses. Le foisonnement inspire ma créativité, mais mon conjoint préfère ce qui est épuré, poursuit Paola. C’était le bon moment pour faire de la place à ce qui arrive. Bienveillante, pragmatique, concrète, tout en respectant nos personnalités, la coach nous a fait regrouper les choses par catégories: «Voilà tous vos petits carnets.» J’en avais effectivement beaucoup. Et ainsi de suite. Elle nous a fourni des outils simples pour ranger durablement et gagner de la place, et une structure d’organisation qui fluidifie vraiment le quotidien.»
Les histoires de coaching semblent toujours démarrer par une crise. Pour Laurent, la cinquantaine, c’est une remarque de sa fille ado sur sa consommation d’alcool qui l’a poussé vers un coach en sobriété. «Il ne m’a pas demandé d’arrêter de boire, mais a posé les bonnes questions: pourquoi ce verre-là? confie le «coaché.» On a démarré par deux water days (des jours sans alcool) par semaine. J’ai ainsi compris que je bois beaucoup pour réguler mes émotions. Maintenant, je peux décider de ne pas le faire.»


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