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TRIBUNE - Alors que les établissements de soins ont obtenu le droit de ne pas donner la mort entre leurs murs si cela est « contraire aux missions statutaires ou au projet de l’établissement », certains partisans de l’aide à mourir veulent déjà remettre en cause cette liberté, déplore le cofondateur du collectif Démocratie, éthique et solidarités.
Passer la publicitéLe jour du vote, ils célèbrent la liberté. Le lendemain, ils traquent ceux qui refusent d’y concourir. En Belgique, la clause de conscience de 2002 a tenu jusqu’à ce que la loi de 2020 interdise aux institutions de dire non. Au Québec, les maisons de soins palliatifs ont perdu leur exemption en 2023. À New York, la loi entrée en vigueur le 5 août veut obliger jusqu’aux religieuses à faire la promotion de la mort provoquée. En France, il aura fallu quelques heures pour que les activistes passent à l’offensive. C’est la méthode des officines militantes : un droit ne leur suffit jamais, il faut que chacun le serve. Une loi de liberté, promettaient-elles, à condition que personne n’use de la sienne.
Depuis 1900, dans l’État de New York, des dominicaines accueillent gratuitement des personnes cancéreuses en phase terminale. Mais la loi leur impose d’informer leurs mourants de cette «option» et de les orienter vers un praticien consentant, sous peine d’amendes, voire de prison. Avec les Petites…


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